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Histoire de la forêt de Fontainebleau / par Paul Domet
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taires môme, battirent, nuit et jour, nos bois ; aucunecapture importante ne fut faite.

Somme toute, en temps ordinaire, les délits, dans laforêt de Fontainebleau, sont peu importants, au moinspar leur nature; la majeure partie consiste en nombreuxenlèvements de bois, regrettables, sans doute, mais mi-nimes, si on les compare à ceux qui ont lieu dans laplupart des autres forêts. L’audience cori’ectionnelle dupremier vendredi de chaque mois est consacrée à jugerces délits forestiers, et elle est loin d’être remplie, d’au-tant plus qu’une loi, du 18 juin 1859, à permis à l’Admi-nistration de transiger avant jugement, et celle-ci use dece droit dans une large mesure. Cette même loi a aug-menté un peu la sévérité du Code de 1827, en laissant auxmagistrats la faculté de prononcer la prison dans le casde coupe ou d’enlèvement de bois, ou bien d’arrachage deplants, même naturels.

L’Administration est actuellement en possession, tantdans la forêt qu’aux abords de celle-ci, de vingt-neufmaisons, où sont logés trente préposés, savoir : le postedu Parquet-d’Avon, qui remonte au règne de Louis XIV;celui des Basses-Loges, acheté en 1805, et réuni parlesénatus-consulte du 1 er mai 1812; celui de Chantoiseau,où demeure un garde depuis 17G4; celui de la Porte-Nadon, construit en 1858, et qui coûta 14,000 francs;celui des Sablons, au milieu du village, comprenant unecontenance totale de dix-huit ares cinquante-cinq cen-tiares, acquis le 3 mai 1811, réuni par le sénatus-consultedu 1 er mai 1812; celui de Gros-Bois, dont la constructionfut ordonnée en 1730; celui de Bourron, au milieu duvillage, acheté 9,700 francs en 18G6, sa réunion à la forêtn’a pas été décrétée, il fait donc encore partie du domaineprivé; celui de la Croix-de-Souvray, construit en 18G5,et qui coûta 21,300 francs; celui du Puits-du-Cormier,dont l’origine remonte à l’ancien régime; deux dans leGrand-Parquet, celui de la route d'Orléans, qui date de