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par excellence, qui résiste aux gelées printanières, cefléau de notre climat, et qui atteint, chez nous, commeon peut encore en juger, de si belles dimensions; puis dehêtres, là où les gelées de mai et de juin sévissaientavec le moins de force. L’existence d'un grand nombrede ces derniers; dans la localité, dès les temps les plusreculés, est prouvée par les appellations de plusieurs can-tons, et des villages de Fays-lès-Nemours, Fays-en-Bière.A ces deux essences dominantes s’en trouvaient, sansdoute, mêlées quelques autres indigènes; mais il estimpossible d’en savoir la quantité, d’ailleurs assez res-treinte. Les noms des communes voisines de : Châtenov,Châtenay, Beautheil, Cucharmoy, Ormeaux, Boissy fontsupposer, seulement, que le châtaignier, le tilleul, lecharme, l'orme, le buis se rencontraient dans notre pays,aune époque très-ancienne. Dessous tous ces arbres ram-pait, dans certains endroits, le houx, cet arbuste ami del’ombre. La vigueur de la végétation, l’état plus ou moinscomplet du peuplement devaient, du reste, varier avec laqualité du sol, c’est-à-dire presque à chaque pas, etpasser par tous les degrés, depuis la clairière, à la Petite-Haie, aux I’iacereaux, au Grand-Parquet, jusqu’au massifserré, à la Mare-aux-Evées, et surtout dans les terrainsde transport de la Plaine-de-Sermaise, et du bord de laSeine.
Ces futaies, vierges de toute exploitation, avaient beau-coup de ressemblance avec celles qui peuplent actuelle-ment les cantons du Bas-Bréau, du Gros-Fouteau ou de laTillaie. Comme dans ces dernières, des arbres de tousâges, de toutes hauteurs s’étageaient les uns au-dessusdes autres. A mesure que, brisés par les vents, ou minéspar les années, les plus Agés tombaient un à un, unenouvelle génération, née de leurs fruits, avide d’air et delumière, s'empressait de prendre leur place, et s’élancait,à son tour, au-dessus du cadavre du géant. Ainsi, lesjeunes brins, les percliis, les vieilles écorces croissaient