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à la fois, confusément mêlés. Parfois, cependant, ladestruction marchait plus vite : une trombe, un incendieallumé parle feu du ciel, découvrait un plus large espace,sur lequel un pèuplement, formé de toutes autresessences, souvent, que le précédent, s’élevait, en uneseule fois, et présentait, alors, une certaine homogénéité,bientôt rompue, du reste, à la génération suivante.
Cet état de choses dut se maintenir longtemps encoreaprès l’apparition de l’homme dans la Gaule, car le sol dela forêt est si aride, si tourmenté, hérissé de masses degrès tellement abruptes, que les premiers habitants luipréférèrent, sans doute, les contrées plus fertiles, auxcontours plus arrondis, et l’abandonnèrent à sa sauva-gerie primitive.
Cependant, les progrès de la civilisation, que fit naîtredans notre pays l’établissement de la domination romaine,amenèrent ceux de l’agriculture, et diminuèrent, quel-que peu, l’étendue des forêts. La vieille route de Bour-gogne remonte, probablement, à cette époque, et serait,selon toutes apparences, les restes d’une ancienne voiequi suivait, à peu près, le cours de la Seine, et allaitd’Autun h Paris. Tout récemment, M. Damour a misajour, entre ce chemin et la rivière, près de la fontaine duBois-Gauthier, les ruines d’une vieille construction. C’estun petit monument, de quatre mètres sur toutes faces;ses murs étaient recouverts de peintures à fresques, dontles différentes teintes : rouge, jaune, vert, bleu, etc,, sontencore très-reconnaissables; une branche chargée defeuilles ou de fruits ou de fleurs, faite avec un assez grandsoin, a même pu être retrouvée, ainsi que des ferrements,des morceaux de tuiles, et d’un grand nombre d’usten-siles divers, en terré, dont l’origine gallo-romaine estévidente. Un fragment de vase est décoré d’un motif, enrelief, déjà constaté sur des poteries de cette époque,venant de plusieurs points de la France, notamment desenvirons de Bourg; c’est un amour assis, et se chauffant.
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