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sière, fut exploitée à dix ans seulement, afin de fournirdes retraites pour les bêtes fauves. Aux termes de l’or-donnance de 1669, on réservait au-dessus de ces taillistrente balivaux par arpent.
Cette conversion fut une chose très-fâcheuse. Chaquefois qu’un sol aride et dépourvu de liant, comme celuid’une grande partie de la forêt, est découvert et exposéaux ardeurs du soleil, et tel est le résultat de la coupe dela superficie, la faible couche d’humus, formée pendantlarévolution écoulée, est promptement torréfiée,puis sur-tout dans les pentes, lavée par les pluies; l’exploitationest donc toujours la cause d’une augmentation d’aridité.A l’ombre de la génération suivante, les détritus desfeuilles finissent par remplacer le terreau disparu, maisil faut longtemps à cette nouvelle couche pour se refor-mer, et si les coupes se succèdent à un court intervalle,le sol se stérilise peu à peu, et des vides apparaissent, deplus en plus considérables, à la suite de chaque exploi-tation. C’est ce qui eut lieu ; à mesure que l’on replantaitd’un côté, le sol se déboisait de l’autre, et c’étaient tou-jours les mêmes sacrifices à recommencer. Les inconvé-nients du taillis à Fontainebleau ont été démontrés, dureste, avec de grands détails, par la Commission qui fit,en 1860, le dernier aménagement de la forêt ; nous donne-rons plus loin, tout au long, les arguments énoncés dansle procès-verbal, et qui nous paraissent sans réplique.
En 1750, M. Duvancel, chargé de la délimiuation et dubornage de la forêt, procéda, en même temps,-à une vi-site exacte de celle-ci 1 , et fit un nouveau réglement decoupes. Il constata l’existence de :
ARPENTS PERCHES
4,071 82 de vieilles futaies, pour la plupart cadu-
ques et dépérissantes;
3,776 65 de hauts gaulis ;
7,848 47 A reporter.