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gences du service des chasses vinrent gêner l’action desforestiers, et les treillages, protecteurs des jeunes repeu-plements, furent, trop souvent, rendus inutiles, parfoismême devinrent nuisibles ; les portes restaient ouvertespendant tout le temps des séjours du roi ; après le départ■ on négligeait, parfois, de faire sortir les animaux qui s’vs’étaient introduits, et on renfermait le loup dans la ber-gerie ; puis les officiers de la capitainerie, ne consultantque leur commodité ou leur plaisir, pratiquaient journel-lement des brèches dans ces clôtures gênantes, ou mêmese servaient de celles-ci comme de garennes pour y rete-nir des lapins.
Quant aux coupes, il ne fut pas tenu compte de leurassiette, et elles n’eurent pas lieu, plus qu’avant, de pro-che en proche. Pourtant la pensée générale qui avaitprésidé à l’aménagement de 1716, c’est-à-dire l’abaisse-ment des révolutions, prévalut. La poésie des beaux arbrestouchait moins Louis XV que son aïeul, et ou diminuasingulièrement le nombre de ceux-ci. Puis c’est à cetteépoque qu’il faut faire remonter l’introduction, dans laforêt de Fontainebleau, du taillis, qui jusque-là n’ycomptait guère que pour mémoire. On était persuadé quele peu d’activité de la végétation, sur beaucoup de points,tenait à ce qu’on y laissait les bois sur pied plus long-temps que ne le comportait la qualité du terrain ; dansles plus mauvaises parties, M. Barillon avait fixé la révo-lution à cinquante ans, M. de la Faluère la diminua devingt années. D'un autre côté, lorsqu’un jeune repeuple-ment dépérissait, ce qui arrivait souvent, nous venonsd’en indiquer les raisons, on le recepait, pensant que lesrejets obtenus réussiraient mieux que les arbres primitifs,mais les mêmes causes subsistant, on coupait ces rejets àleur tour, et on fut conduit, cette fois sans le vouloir, àtraiter en taillis des massifs destinés, dans l’origine, àcroître en futaie. Enfin une partie des bois réunis à la fo-rêt, sous Louis XIV et Louis XV, notamment à la Bois-