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Histoire de la forêt de Fontainebleau / par Paul Domet
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La forêt renfermait en 1790 :

2,367 arpents de futaies;

3,022 — de gaulis ;

12,492 — de taillis ;

7,040 — de jeunes plantations ;

7,956 — de vides.

Par conséquent, deux dixièmes et demi de la surfacetotale étaient vides ; six dixièmes étaient recouverts de boisau-dessous• de cinquante ans; un dixième, de bois decinquante à cent ans; et un demi-dixième, de futaie. Onvoit que depuis trente-six ans, près de la moitié desvieilles futaies, qui restaient encore alors, avaient dis-paru, M. Duvaucel l’avait voulu ainsi, et que malgré lesimmenses plantations effectuées pendant les dernièresannées de la monarchie, les vides n’avaient diminué qued’un millier d’arpents ^ nous avons indiqué plus haut lescauses qui avaient conduit, fatalement, à ce dernier ré-sultat. i

Au milieu de notre bouleversement social, les rouages,assez compliqués, qui assuraient l’approvisionnement dela capitale, en ce qui concerne le bois, se brisèrent,comme tant d’autres, et une grande disette de combus-tible se fît sentir à Paris. On goûtait assez alors lesmoyens énergiques, et la science de l’économie politiquen’était pas beaucoup plus perfectionnée que sousLouis XV, qui en 1731, avait défendu de planter de nou-velles vignes en France, afin d’arrêter le déboisement.La Convention, elle, força les acquéreurs des coupessituées dans un certain rayon de la capitale, et notam-ment à Fontainebleau, de conduire dans celle-ci tousleurs produits, de quelque espèce qu’ils fussent, débitésen bois de feu, dont les prix, d’après un décret du27 septembre 1793, ne purent dépasser, de plus de unvingtième, ceux de l’année 1790. A partir du premierEmpire, les entraves qui avaient toujours été mises au