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Histoire de la forêt de Fontainebleau / par Paul Domet
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commerce des bois, en vue de l’arrivage régulier de ceux-ci à Paris, ne s’adressèrent plus aux arbres sur pied, maisseulement aux produits tout façonnés, aussitôt qu’ils sontempilés dans un port quelconque; il en est encore demême aujourd’hui. La Convention porta une autreatteinte à la liberté des marchés, en fait de bois : un ar-rêté du Comité de salut public, de 1795, força les adjudi-cataires à écorcer tous les chênes au-dessous de trenteans, afin d’approvisionner les tanneries nationales;jusque-là on n’avait pas voulu permettre, à Fontaine-bleau, cette opération, qui nuit toujours aux souches;l’ordre une fois rétabli, elle fut de nouveau prohibée, etl’est restée depuis. Comme .complément de ces mesuresrévolutionnaires, des coupes extraordinaires furent or-données. En 1795, on vendit pour la somme de1,209,709 francs 70 centimes, et de 1793 à 1803 inclusi-vement, la moyenne annuelle des produits, en argent, nefut guère inférieure à 500,000 francs. Par contre, lesplantations furent interrompues 4 , aussi en 1804, les videsavaient-ils augmenté de plus de cinq cents arpents.

La Révolution n’amena d’ailleurs aucun changementdans la manière dont était traitée la forêt : l’administra'tion de cette dernière était toujours dans les mêmesmains, les titres seuls avaient changé, et le nouveau ca-pitaine forestier ne crut pouvoir faire mieux que desuivre les errements que l’ancien lieutenant de la maî-trise tenait par tradition de MM. de la Faluère et Du-vaucel. On continua donc à n’avoir d’autre règle pourl’assiette des coupes que le dépérissement des bois, et lesrévolutions baissèrent de plus en plus. Sous l’Empire, onalla jusqu’à traiter, régulièrement, certaines parties entaillis à l’Age de dix ans; on l’avait déjà fait sousLouis XY, mais par exception, et en vue de la chasse.Quant aux futaies, on renonça, à peu près complètement',à en élever, du moins dans les premiers temps, tellementétaient déplorables les résultats qu’avaient donnés, à Fou-