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bois de feu. Quant aux bois de marine, les anciens règle-ments, qui avaient été .supprimés en 1793, furent remisen vigueur en 1803, pour être de nouveau suspendus en1837, et rétablis en 1858; du reste, les chênes de Fontai-nebleau sont tombés, petit à petit, en discrédit pour cetusage; on trouve leur bois gras , c’est-à-dire ayant lafibre lâche, le grain peu serré, se chargeant facilementd’humidité, et accessible à la fermentation et à la pour-riture dès qu’il est placé dans un milieu chaud et hu-mide Ils sont remplacés par les arbres des pays plusméridionaux.
Les «innées de l’invasion furent particulièrementlourdes pour la forêt, qui dut fournir, en sus des coupesordinaires, de grandes quantités de bois, d’abord enfévrier 1814, pour les fortifications élevées aux ponts deMoret et de Melun contre l’ennemi, et pour les besoinsdes bivouacs que celui-ci établit'dans les communes voi-sines, puis en mars 1815, pour palisser les environs deParis, en vue de la défense de cette ville.
A partir de 1815, on reprit l’exploitation des vieillesfutaies. La forêt était alors fort dépeuplée, et il fallut bien,sous peine de manquer incessamment de bois, diminuerles coupes. Le produit moÿen, en argent, s’-abaissa de plusde moitié; il n’atteignit pas 300,000 francs de 1816 à1830, non plus que pendant le commencement du règnede Louis-Philippe, jusqu’en 1837 inclusivement, mais àpartir de cette époque jusqu a la deuxième République, ilfut presque le même que sous le premier Empire, ets’éleva à près de 600,000 francs.
En 1830, leà agents locaux estimaient la superficie dela forêt à vingt-deux millions et demi, et le fond, sur lepied de 800 francs l'hectare en movennne, à treize mil-lions et demi. Nous aurons déjà dit plus haut ce qu’il fautpenser de ces sortes d’évaluations qui, lorsqu’elles ne sontpas regardées comme de simples'spéculations de l’esprit,peuvent conduire à de graves erreurs.