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Histoire de la forêt de Fontainebleau / par Paul Domet
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tainebleau, sous le rapport du reboisement, le régime àtir et aire , qui était toujours la loi générale en France; onen garda quelques-unes, les meilleures, comme orne-ment, et presque partout ailleurs on ne compta que surles rejets de souches, complétés par les plantations et lessemis. La possibilité ne fut pas recherchée, même approxi-mativement; les produits de la forêt varièrent avec laquantité des bois en mauvais état, et les besoins des sou-verains.

De 1804 à 1815 inclusivement, on ne coupa guère moinsque pendant laRévolution; comme alors, les exploitationsportèrent, principalement, sur les massifs d’une cen-taine d’années. Le produit moyen, en argent, dépassa600,000 francs. Le bois, il est vrai, avait pris de la , va-leur ; depuis longtemps* déjà, celui de chauffage ôtaitfaçonné, lorsqu’il était fort et beau, en grand bois, de unmètre quatorze centimètres de long ; s’il était de faiblediamètre, irrégulier de forme, attaqué ou de mauvaisequalité, en brigots, coupés à soixante-seize centimètresde longueur, et consommés exclusivement dans la loca-lité. Le premier, qui se payait sous l’ancien régime, de 8à 10 livres le stère, au port de Yalvins, se vendait 13 et14 francs au temps du Consulat, et 15, vers 1807 ; le prixdu stère du second s’éleva, pendant la première période,de 3 livres à 4 francs seulement ; celui du cent de fagots,de 7 livres 10 sols à 16 francs; celui du mètre cube debois de charpente, de 32 livres 10 sols à 55 francs. Lamain-d’œuvre était pourtant restée très-bon marché : en1807, la façon des dix stères de grand bois était payée4 francs 50 centimes; celle des dix stères de brigot,4 francs; celle du cent de fagots, 2 francs 50 centimes.L’année 1807 a été, du reste, une de celles où le boiss’est payé le plus cher ; depuis lors, sous la Restauration,et même sous Louis-Philippe, les prix sont descendus,souvent, au-dessous des cours que nous venons de citer,du moins en ce qui concerne la charpente, et le grand