147 —
/
faibles et les plus malvenantes, celles qui sont surmontéesou près de l’être, et dont la végétation est languissante ;tous ces bois étaient perdus auparavant, et‘viennent, àprésent, augmenter considérablement les produits, sanspourtant que le rapport des coupes de régénération ensoit en rien diminué. Loin de là en effet, les arbres tropserrés entre eux, dont les cimes se pressent, dont les ra-cines sont entrelacées, ne s’assimilent qu’une faible por-tion des substances qui leur sont nécessaires, et fauted’espace pour développer leurs organes de nutrition, lesracines et les feuilles, ils s’étiolent, et contractent des taressouvent cachées, qui d’abord ralentissent leur croissance,et plus tard, entraînent, prématurément, le dépérisse-ment, et môme la mort. Mais si en temps utile, on a di-minué leur nombre, les pieds restants prospèrent, s’élan-cent et grossissent, pour ainsi dire, à vue d’œil.
Le nouveau système ne fut appliqué, d’abord, qu’asseztimidement à Fontainebleau. On essaya les coupes de ré-génération aux Érables-et-Déluge, à la Mare-aux-Évées,aux Monts-de-Fays, aux Yentes-Cumier, et il faut bien ledire, le résultat laissa à désirer : le repeuplement se com-posa, surtout, de charmes, avec quelques hêtres, et beau-coup de bois blancs; les chênes ne s’y montrèrent pasassez nombreux, et il fallut avoir recours à la plantationpour en augmenter la quantité, quoiqu’on ait jeté desglands, à plusieurs reprises, sur le parterre des coupes.On n’avait pas encore une grande expérience de cetteopération; peut-être distribua-t-on malles réserves, n’a-meublit-on pas suffisamment le terrain, en arrachant lesmorts-bois et les souches, ou par tout autre moyen ; enfinil est probable que l’exécution ne fut pas ce qu’elleaui-ait dû être. (Juant aux coupes d’éclaircic, jusqu’en1861 on n’en fit que sur un petit nombre de points, etsans suite, sauf pendant la deuxième moitié du règnede Louis-Philippe, où elles furent, peut-être, un peutrop fortes, et formèrent une grande partie de l’augmen-
l