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Histoire de la forêt de Fontainebleau / par Paul Domet
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tation qui eut lieu alors dans les produits de la forêt.

Quoi qu’il en soit de l’application qui fut faite, du nou-veau système, on voit que nous sommes loin de l’espèced’abandon dans lequel on laissait, jusque là, les futaies,s’en remettant, pour ainsi dire, au hasard du soin de leurrégénération et de leur amélioration. Eh bien ! cette mé-thode, toute scientifique, qui repose sur des faits positifs,observés dans la nature, et qui fit, tout à coup, sortir lasylviculture du domaine de l’empirisme, pour la placerau nombre des sciences, trouva, dans le principe, desennemis acharnés et nombreux ; on prétendit que ce n’é-tait qu’un expédient afin de couper davantage, un biaispour violer les lois d 'aménagement,, et pour sacrifier lesréserves de l’avenir aux jouissances du présent. L’espritde parti s’en mêla, et une véritable croisade se fit contrele nouveau mode. Le champ de bataille choisi fut les fo-rêts de la Couronne, notamment celle de Fontainebleau ;elles étaient plus en vue, plus visitées des Parisiens, etd’ailleurs au pouvoir d’un usufruitier, de la part duqueldes exploitations telles que celles que l’on prétendait avoirété faites étaient doublement fâcheuses. Les assaillantsprirent pour drapeau le mot de coupes sombres, que fortpeu, peut-être, comprenaient, mais'qui était bien choisipour impressionner les ignorants ; les journaux ouvrirentle feu; puis la question ne tarda pas à être portée auxtribunes de la Chambre des députés et du Palais duLuxembourg. A cette dernière, M. le marquis de Boissy,en 1847, précisa même des chilfres, et prétendit que laListe civile avait bénéficié, induement, d’une somme de75,000,000. M. le comte de Montalivet expliqua la théorieque nous venons d’exposer, et prouva que, depuis 1830,tous les bois de la dotation de la Couronne réunis n’a-vaient rapporté que G0,t)00,000. Malgré la spirituelleréponse de l’intendant de la maison du roi, la convic-tion ne se fit pas dans tous les esprits; dès les premiersmois qui suivirent la chute de Louis-Philippe, l’Etat char-