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ce qui représente une moyenne annuelle d’un peu plusde trois cent soixante-quatre hectares.
1 Qui se procurait difficilement les graines résineusesnécessaires à des repeuplements aussi considérables, etde plus, elles étaient souvent de mauvaise qualité. Pourremédier à ce double inconvénient, on construisit unesécherie en 1843, dans le Parquet-de-Ia-Faisanderie;'ellecoûta un peu plus de 14,000 francs, et fonctionne encoreaujourd’hui. C’est un pavillon à trois étages, au-dessusdesquels règne un grenier, et que chauffe un calorifère.Les cônes sont montés, jusqu’en haut, au moyen d’unepoulie ; de là ils descendent au troisième étage, en rou-lant sur des claies inclinées, où ils se séparent des ma-tières étrangères avec lesquelles on a pu les renfermerdans les sacs. Alors la véritable préparation commence :les trois planchers sont à claires-voies, formés de lattesépaisses de un centimètre, et distantes entre elles de sixmillimètres seulement; chacun d’eux peut supporterquinze hectolitres de cônes de sylvestres, qui au bout devingt-quatre heures, sont jetés, par des trappes, à l’étageinférieur, et étalés sur les claies de celui-ci; après ces •trois séjours de soiyante-douze heures, au total, les car-reaux de la pièce du rez-de-chaussée sont jonchés degraines échappées des cônes, que la chaleur a fait ouvrircomplètement; on agite ceux-ci, en dernier lieu, dansune sorte de moulin à bras, en forme de baratte, où ilslaissent tomber les graines qu’ils peuvent renfermer en-
nous avons puisé ces chiffres, mais le dernier ne concorde pasavec la surface totale indiquée,comme couverte en résineux,dansle rapport de la commission d’aménagement de 1861 , et il est évi-demment trop fort. Peut-être, les premières tentatives ayantéchouées, diverses parties ont-elles dit être repeuplées plusieursfois, et font-elles ainsi double emploi dans nos calculs, peut-êtreaussi a-t-on considéré comme entièrement vides des massifs où ilexistait encore des cépées, en proportion assez notable pour qu’ilssoient comptés, en 1861 , comme peuplés en feuillus.