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core; entre chaque étage, des claies supplémentaires sontattachées au mur, et permettent d'augmenter la quantitédes cônes traités. La cueillette commence au mois de dé-cembre, et dure jusqu’au premier mars; à cette époque,on allume le calorifère, qui ne s’éteindra plus jusqu’à lafin de l’opération ; la température doit être toujours main-tenue entre trente-cinq et quarante degrés centigrades,qui ne sont obtenus qu’après quatre ou cinq jours de feuconstant. Trois hommes et un brigadier-gérant sont oc-cupés à la sècherie pendant tout le temps qu’elle fonc-tionne. On peut obtenir, par jour, environ trente kilo-grammes de semences de pin sylvestre, dont le prix derevient est de beaucoup inférieur à celui du commerce,et qui ne laissent rien à désirer, comme qualité.
A la révolution de 1848, un des premiers soins desagents de l’Etat, auquel avait fait retour le domaine deFontainebleau, fut de fixer la possibilité de celui-ci. Ilsfirent un réglement sommaire de coupes. La forêt futpartagée en deux parties, presqu’égales ; la plus petite,de huit mille cent cinquante hectares, fut destinée à êtreexploitée en taillis, à l’âge de vingt-cinq ans ; le reste dûtêtre traité en futaie, par la méthode du réensemencementnaturel et des éclaircies , et fournir, annuellement, six millestères de bois. Le système des courtes révolutions était,comme on voit, loin d’être abandonné; d’autant plusque pour satisfaire aux réclamations des touristes, quiaffiliaient, chaque jour plus nombreux, à Fontainebleau,et se plaignaient, dans tous les journaux, aussitôt qu’ilsvoyaient abattre quelque bel arbre, on restreignit lescoupes de futaie, et pour tenir lieu de ce qu’on prenaiten moins, on augmenta celles de taillis.
La moyenne des produits, en argent, sous la deuxièmeRépublique, jusqu’à 1852 inclusivement, n’atteignit pastout à fait cinq cent mille francs.
Cependant on s’aperçut bientôt que le règlement de1848 était vicieux, et le 9 mars 1852, le ministre des