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peuplement de la plus grande partie de la forêt, se cou-ronnent, en général, de cent dix à cent trente ans, etqu’alors les massifs vont s’éclaircissant naturellement,ce qui amène bientôt l’appauvrissement du sol, commepourraient le faire les exploitations en taillis; puis qu’àcet âge, ov'i les bois ont, d’ailleurs, des dimensions quiles rendent propres à tous les usages, les semences com-mencent à diminuer de quantité et de qualité; enfinqu’il est douteux que les pins sylvestres puissent vivrebeaucoup plus vieux. La révolution de la futaie fut, enconséquence, fixée à cent vingt ans.
Pour tous ceux qui avaient, jusqu’cà présent, faitl’aménagement de la forêt, nous avons vu qu’une foisl’âge auquel on devait exploiter les bois déterminé, laquestion de la quotité des coupes annuelles était bienprès d’être résolue. On obtenait la contenance, toujourségale, de ces dernières, en divisântle nombre total d’hec-tares par la durée de la révolution. Mais les produits ma-tériels sont loin, en général, d’être comme les surfaces,et cette méthode donnait des revenus souvent fort iné-gaux, ce qu’on cherche maintenant à éviter le plus pos-sible. Aussi la science actuelle l’a-t-elle repoussée, dumoins en ce qui regarde les vieux bois, car on l’adopteencore, et l’on s’encontenta à Fontainebleau,comme suf-fisamment exacte, pour le taillis. Lorsqu’il s’est agi de lasection de futaie, il a été opéré de la manière suivante :la Commission, après avoir divisé la durée de la révolu-tion en cinq parties égales, ou périodes de vingt-quatreans, affecta à chacune d’elles les cantons destinés à êtreexploités pendant sa durée; et comme ces affectationspériodiques n’offraient pas de fortes différences, quant ausol, au climat, au peuplement, circonstances d’où dé-pend la production, elle les fit égales. Elle colloqua dansla première les parcelles qui, par l’âge des bois, la naturedes essences, letat de la végétation, l’emplacementqu’elles occupent, doivent être exploitées au commence-