— 169
mille francs par an. Pendant l’Invasion, beaucoup deplanches furent volées, ce qui reste va être vendu inces-samment.
Terminons enfin par quelques détails botaniques et sta-tistiques :
Nous avons indiqué, plus haut, le nom et la proportiondes essences dominantes de la forêt, mais il s’en trouvebeaucoup d’autres, confondues, dans le procès-verbal d’a-ménagement, sous le nom de divers , et qu’on est, par-fois, très-étonné de rencontrer en plein massif d’arbresplus communs. Nous indiquerons seulement : le mico-coulier de Provence, qu’on trouve au Bois-la-Dame, et àla Plaine-de-Bois-le-Itoi ; le vernis du Japon, qui existeau Parc-aux-Bœufs; l’aune cordiforme, et de nombreusesespèces de chênes d’Amérique, qui croissent sur les ban-quettes delà Mare-aux-Evées; l’orme planera de Sibérie,qu’on peut voir près de la croix de Vitry; etc. Parmi lesconifères, outre ceux que nous avons cités dans le cou-rant de ce chapitre, on rencontre, tout récemment intro-duits en France, et assez rares : les séquoia gigantea, etsemper-virens; le piuus excelsa; l’araucaria; l’abies pin-sapo; etc; etc. Les arbrisseaux les plus communs sont :le troène; le fusain; la bourdaine; le houx; les viornes;les épines; les genévriers, dont le bois, façonné en petitsobjets de fantaisie et d’ameublement, a donné lieu à uncommerce spécial à Fontainebleau. Les arbustes et plan-tes herbacées qui envahissent, généralement, le sol, sont :la bruyère, en très-grande quantité; le genêt; le fragonépineux, que l’on trouve dans les bons terrains, et sousle couvert de la haute futaie; la fougère; enfin l’ajoncmarin, qui n'existe que dans les parties argileuses desenvirons de la Mare-aux-Evées. On compte, du reste, dansla forêt, environ douze cents espèces de plantes, dontune cinquantaine qui ne se trouvent pas ailleurs auxenvirons de Paris, et seize qui sont originaires desAlpes.
10 .