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Jusque dans ces derniers temps, les bois provenant desnettoiements, éclaircies, chablis, etc. étaient exploitéspar les soins de l’Administration, et vendus tout façonnés;maintenant ils sont adjugés sur pied, de même que lescoupes principales, mais à des prix déterminés, pour cha-que unité des différentes sortes de produits. Ce mode pa-rait plus avantageux : les commerçants, qui connaissent,toujours, beaucoup mieux que les agents forestiers, lesmarchandises dont le placement est le plus assuré, res-tent libres de faire débiter de manière à augmenter lenombre de celles-ci.
Avant 1837, une surenchère était autorisée dans undélai déterminé, mais cette faculté laissait une trop grandefacilité aux manœuvres des associations secrètes entreles adjudicataires, et le Gouvernement l’abolit.
Depuis plusieurs années, on a substitué à la vente auxencbèrës celle au rabais : la mise à prix, annoncée par lecrieur, est diminuée successivement jusqu’à ce qu’unepersonne prononce les mots : je prends. -
Les produits des coupes se divisent en : bois de service,d’industrie, de chauffage. Les bois de service sont desti-nés aux constructions navales et civiles; nous avons déjàdit que les arbres de Fontainebleau ne sont plus em-ployés aux premières; ils n'obtiennent pas non plus, dumoins quand ils dépassent cent cinquante ans, une grandefaveur pour les secondes, ou leur reproche d'être gras,cassants, sans durée et sans force; pourtant le père Dannous apprend qu’ils étaient renommés en 1642, et lescharpentes du Palais, qui ont été tirées de la forêt, sontencore, quoique très-anciennes, parfaitement conser-vées. Les bois d’industrie comprennent ceux qui serventau charronnage, à lebênisterie, à la menuiserie, à laboissellerie, à la fabrication des sabots, etc. ; parmi tousces usages, les trois derniers sont ceux auxquels nosarbres, qui se fendent en général assez bien, ont un très-beau grain, et se travaillent facilement, paraissent le