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Histoire de la forêt de Fontainebleau / par Paul Domet
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cinquante, mais les marchands leur abandonnent lesrémanants de leur exploitation : bois de fausse coupe, co-peaux, branches mortes, etc., dont l’ensemble ne laissepas d’avoir une certaine valeur, et qui'augmentent le sa-laire de ces ouvriers de soixante-quinze centimes parjour environ.

Les bois de service et d’industrie, et les grands bois defeu s’écoulent, généralement, sur la capitale. Les besoinsde la localité n’en retiennent qu’une faible portion. Lesbrigots, qui ont toujours été proscrits à Paris, et lesbourrées se consomment à Fontainebleau, et dans lescommunes voisines; il en a du reste été ainsi de touttemps. Les transports se font à l’aide de chevaux, soit parles adjudicataires eux-mêmes, .soit par des voituriersspéciaux, assez nombreux dans le pays. Les principauxports d’embarquement sont : sur le Loing, et le canal dumême nom, Montcourt, Episy et Moret; sur la Seine,Yeneux, Thomery, Valvins, Samois, le Petit-Barbeau etla Gave. Les-chemins de fer ne sont pas employés, jus-qu’à présent, pour la traite des bois.