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plus propre 1 . Le bois de feu continue à ptre façonné engrand bois et en brigot, comme nous l’avons expliquéplus haut; les menus brins et les ramilles forment desbourrées, de quatre-vingt-cinq centimètres de tour, surdeux mètres de long. Quant au charbon, on n’en a fait, àtoutes les époques, qu’une quantité insignifiante. Nousdevons aussi mentionner les souches, que l’on extraitannuellement en assez grand nombre; elles sont em-pilée^ en cubes de un mètre trente-trois centimètressur toutes faces. Cette mesure, connue dans le payssous le nom de pavillon, donne, en volume, deux stèresvingt-cinq centistères. Enfin les boulangers et leschaufourniers recherchent, depuis quelques années, lesrésineux, qui portent rapidement les fours à une hautetempérature.
La découpe des bois de service et d’industrie, soit parle sciage, soit au moyen de la fente, exige une certainehabileté ; elle se fait sur place, et les adjudicataires laconfient à des ouvriers spéciaux qui viennent, pour laplupart, de la Bourgogne et du Morvan, et campent enforêt, avec leurs femmes et leurs enfants, pendant toutela durée de l’exploitation pour laquelle ils ont été em-bauchés. Ils travaillent à la tâche, et ne gagnent pasmoins de quatre à cinq francs par jour.
Le façonnage des bois de feu est fait, au contraire, ex-clusivement, par les hommes du pays; cultivateurs, ter-rassiers, maçons, etc., le reste de l’année, ils se fontbûcherons l’hiver. Ils sont payés à raison de 1 franc pourun stère, et 5 francs pour cent bourrées. A ces conditions,le prix de leur journée ne s’élève guère à plus de un franc
1. Les vieux chênes des futaies de Fontainebleau, débitéssur maille, c’est-à-dire dans la direction des rayons modulaires,fournissent des bois de menuiserie de qualité au moins égale auchêne dit de Hollande. La maille de ce dernier est blanche, tan-dis que celle de nos arbres est de nuance foncée; le grain desdeux est également fin. ,