Buch 
Histoire de la forêt de Fontainebleau / par Paul Domet
Entstehung
Seite
192
JPEG-Download
 

— 192 —

Avon ; le Parlement donna raison à ces derniers, qui pu-rent mettre leurs cochons à la Brocelle , au Bréau de Fon-tainebleau , à Chêne-Verse (?), Vau-Crenèle (?j, et autrescantons. Sous saint Louis, l’abbaye de Saint-Antoine deParis envoya des porcs dans la forêt de Bière. De 1302 à1480, les religieux de.Saint-Victor, de la même ville,jouirent de ce droit, et de quelques autres. Philippe IIIaccorda aux hommes de Boisrle-Roi, Samois et Bière (?) lapermission de ramasser, dans la forêt royale, la bruyère,la fougère, les feuilles et le branchage, avec le droit depaccage pour leurs cochons, moyennant 3 deniers partête. Philippe VI, par lettres patentes, en forme de charte,du 4 octobre 1331, donna à perpétuité, au couvent deNotre-Dame de la Saussaie, cent moules de bûches, pourchauffage, à prendre, chaque année, sur les ventes de laforêt de Bière, et au cas où il ne s’en ferait pas, auxlieux les plus commodes pour le couvent, et pour S. M. ;ce droit fut confirmé par lettres d’octobre 1350, et mai1373. Charles V, par une charte concédée à Nemours, aumois de septembre 1366, confirmant les octrois accordésparles rois ses prédécesseurs, continua aux habitantsd’Avon et de Samois le droit que chacun d’eux avait, detemps immémorial : premièrement, d’envoyer dans laforêt cinquante pourceaux, par an, à la charge de payer3 deniers parisis, par tête, à l’adjudicataire de la paissondu roi, toutes les fois que celle-ci serait vendue; seconde-ment, de mettre au pâturage un nombre illimité de va-ches, et même dans certains lieux spécifiés, de brebis;troisièmement de ramasser le bois sec, cassé au crochet,ou même vert, s’il s’agissait de chablis; quatrièmementde sover, ou faire soyer de l'herbe, seulement pour leurusage, depuis la nativité de Saint-Jean-Baptiste jusqu’àsa décollation (du 24 juin au29 août). Get acte donne uneidée de ce qu’étaient les titres anciens des diverses pa-roisses usagères.

Nous devons aussi mentionner, quoiqu’il ne s’agisse