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propriation, prononcée par le Conseil du Roi, avec toutesles formes légales usitées alors.
Vers la fin du règne de Louis-Philippe, l'Administra-tion s’occupa de revendiquer ces routes de chasse exté-rieures ; mais en février 1848 tout fut arrêté, et une seule,celle d’Orgenois, a été restituée et bornée contradictoire-ment avec les riverains, selon sa largeur primitive decinq mètres, par procès-verbaux des 11 novembre et 13décembre 1845. Parmi les autres, beaucoup sont, désor-mais, complètement inutiles; quelques-unes, même, ontdisparu, labourées ou plantées par leurs détenteurs, ouencore, déviées de leur direction première, de telle sortequ’il serait fort difficile, pour ne pas dire impossible, d’enretrouver la trace sur le terrain ; mais il en est certaines,encore existantes, parfaitement reconnaissables, et dontla possession serait d’une incontestable utilité, tant pourla vidange des bois qu’au point de vue des chasses àcourre.
En novembre 1793, toutes les croix de-la forêt furentbrisées, et pour en effacer jusqu’au souvenir, on changeales noms qu’elles avaient donnés aux carrefours au mi-lieu desquels elles se trouvaient; ainsi les carrefours deToulouse, du Grand-Veneur, de la Table-du-Roi, d’Au-gas, de Montmorin s’appelèrent : carrefours des Courses,de Chailly, de la Buvette, du Mont-Ussy, de Moret; ce der-nier devint, sous l’Empire, le carrefour du Grand-Écuyer.On ne respecta pas même les poteaux : la plupart furentarrachés et brûlés, ainsi que toutes les barrières, cela vasans dire. La table de pierre de la route de Melun futcassée en 1794. Le piédestal de la croix de Franchard,composé de blocs de gi’ès, assez habilement agencés 1 ,échappa, seul, à la fureur révolutionnaire, avec l’Obélis-que, récemment construit ; on enleva, seulement, les ca-ractères de bronze qui ornaient les faces de celui-ci, et on
1. C’est encore celui qui subsiste aujourd’hui.