Buch 
Histoire de la forêt de Fontainebleau / par Paul Domet
Entstehung
Seite
259
JPEG-Download
 

— 259 —

vers les quatre points cardinaux; du Puits-Fondu, à laMalmontagne ; du Polygone, à la Plainc-du-Puits-du-Cormier; du Pavillon-Chinois, aux Ecouettes; etc., etc. Ilsrappellent un état de choses tout local, et qui parfoisn’existe plus, que l'on devine cependant, ou dont on a vula desci’iption dans les chapitres précédents; nous n’avonspas besoin d’indiquer leur étymologie, mais il ne sera,peut-être, pas sans intérêt de donner quelques explica-tions sur les mots suivants, dont la signification, moinsclaire, est déjà lettre-morte, pour bien des personnes : lesÊcuries-à-la-Reine , au Rocher-Boulin, les Petites-Maisons ,vers la mare aux Corneilles, le Nid-de-l’Aigle, les Pieds-Pourris sont d’anciens cantons, rayés de la liste actuelle ;Y Homme-Fossile, au Marion-des-Roches, est ce morceaude grès qui servit de base à la mystification dont Cuvierfit justice (voir au chapitre deuxième); la Roche-qui-Pleure, aux Gorges-de-Franchard, laisse filtrer, goutte àgoutte, l’eau que les pluies récentes ont emmagasinéesur le dessus du banc; la Raraque-à-Guinet, au Rocher-de-Milly, est une maisonnette, en pierres, d’une forme bi-zarre, que l’on avait fait construire, avant la Révolution,pour loger un garde, nommé Guinet, chargé de surveil-ler la garenne des Hautes-Plaines ; le Dormoir est cegroupe pittoresque de vieux chênes qui s’élève, dans unpetit vallon des Gorges-d’Apremont, où le pâtre deChailly laisse reposer ses vaches et fait, lui-même, lasieste, aux heures chaudes du jour ; le Bouquet-du-Roi,brisé parle vent, il y a quelques années, était un vieuxchêne de la Tillaie, remarquable par sa grosseur et sur-tout la régularité et l’élévation de son tronc, qu’aucunebranche ne garnissait, presque jusqu’à la cime; le Rocher-des-Deux-Sœurs fut le témoin d’une fête, donnée en 1829, •à la Vallée-deTla-Solle, à propos du mariage de l’une desdeux filles de M. de Larminat; Y Epine-Foreuse, derrièrela mare aux Évées, était poussée sur la fourche d’unarbre, qu’elle semblait perforer; les roqtes Marthe, et de