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presque toutes à une époque reculée, aucune des routesforestières de Fontainebleau, aucun des carrefoursn’avait de nom. On conçoit les difficultés qu’entraînait,pour le détail du service, l’impossibilité dans laquelle onse trouvait, le plus souvent, d’indiquer, d’une manièreun peu précise, au milieu de tant de chemins qui se croi-saient de tous côtés, celui que l’on voulait désigner; ona pu se faire une faible idée des inconvénients de cetteabsence de dénominations par la confusion qui règnedans les arrêts que nous avons cités plus haut, concer-nant les routes à ouvrir, en dehors de la forêt. Le con-servateur de la Liste civile, M. de Sahune, voulut fairecesser cet état de choses, et par son ordre tous les carre-fours, un peu importants, toutes les routes, toutes lescavalières , même, qui n’avaient pas encore de nom,durent en recevoir un particulier ; il fallut eu trouverplus de huit cents, et il fut fait appel à l’imagination desagents locaux, pour ce baptême d’un nouveau genre.
On commença par donner, dans chaque canton, le nomde celui-ci à la route principale qui le traversait, et aucarrefour le plus central ; on rechercha, mômé, les an-ciens cantons supprimés par M. Duvaucel, et dont l’appel-lation était restée populaire; on s’inspira, ensuite, de latopographie des lieux, de quelque particularité saillantedu sol ou de la végétation, de l’existence de certains mo-numents, de divers événements, dont le souvenir étaitencore vivant. Nous allons citer quelques-uns des nomsqu’on obtint ainsi, surtout ceux de cette dernière origine,qui sont destinés à perpétuer la petite chronique denotre forêt : routes des Carrières, au milieu des grès duLong-Rocher; des Grès-Pétrifiès, au Mont-Saint-Germain;du Sommet, au Rocher-du-Long-Boyau ; des Brûlis, auxGorges-d’Apremont ; de la Vallée-Creuse, aux Monts-de-Fays; du Charme-Brulé, à la Plaine-de-la-Boissière ;du Chéne-Tortu, au Bois-la-Dame; à!Orient; d’ Occident;du Nord ; du Sud, quatre longues routes qui se dirigent