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Histoire de la forêt de Fontainebleau / par Paul Domet
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de la route de la Reine-Amélie; elle est connue sous lenom poétique de Némorosa , et est due à un enfant deFontainebleau, M. Adam Salomon. En 1870, aucun de cespetits monuments ne fut dégradé.

Depuis 1848, il ne fut ouvert qu’un nombre insigni-fiant de nouvelles routes forestières, nombre largementcompensé par celles que l’on supprima, les jugeant inuti-les; on en a aussi, depuis trente ans, comme nous l’avonsdit plus haut, classé un grand nombre comme cheminsvicinaux, de telle sorte que la surface totale occupée, ac-tuellement, par ces routes, n’a pas dû beaucoup augmen-ter depuis l’époque à laquelle elle fut calculée, en mêmetemps que furent faits les plans détaillés du domaine deFontainebleau (voir au chapitre premier). Cette surfaceétait alors, vers 1840, de sept cent quarante-huit hectaresquatre-vingt-douze ares soixante centiares; or un petitnombre de cavalières n’ont que deux et trois mètres; laroute Ronde, la plus large de toutes, en a neuf; la routede Bourgogne, dix-huit; mais presque toutes les autresen ont quatre, et ce chiffre peut être pris comme moyenne;ce qui donnait, pour la longueur totale de tous les che-mins, mis au bout les uns des autres, un peu plus de dix-huit cent soixante-douze kilomètres, ou environ quatrecent soixante-dix lieues; elle n’atteint certainement pas,maintenant, cinq cents lieues.

En fait de travaux neufs, récents, on ne peut guèreciter que les boulevards qui eûtourent la ville, à l’ouest,depuis l’Obélisque, jusqu’à la plaine de la Chambre; ilsfurent établis : la première section, jusqu’au carrefour dela Fourche, en 1862; la deuxième, t en 1868.

Mais s’il ne restait presque plus rien à créer, il y avaitbeaucoup à améliorer, et cette tâche a été accomplie avecpersévérance. Sous le règne précédent, encore, à part lesrestes, à peine visibles, des vieux cailloutis de Louis XV,à part les routes environnant immédiatement Fontaine-bleau, et dont on avait, dès la Restauration, pris l’habi-