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Histoire de la forêt de Fontainebleau / par Paul Domet
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tude de consolider le sol par des gravois provenant desdémolitions de la ville, à part, aussi, quelques rampes,plus raides que les autres, qui avaient été pavées, tousles chemins étaient assis sur le terrain naturel, c’est-à-dire, en général, sur le sable, et quoiqu’ils fussent, parcela même, peu sujets à se détériorer, et rarement très-mauvais, ils étaient peu roulants, et le pas était, forcé-ment, l’allure la plus usitée du promeneur en voiture;pour traîner les lourds chars-à-bancs du roi Louis-Phi-lippe, dans les grandes promenades de la Cour, lors desséjours de celle-ci à Fontainebleau, on était obligé d’en-voyer des relais à des endroits déterminés à l’avance.Depuis vingt ans, un grand nombre de chemins ont étémacadamisés : la route Ronde, par exemple, si utile dansles chasses à courre ; la route des Hauteurs-de-la-Solle;celles de la Gorge-aux-Néfliers, du Calvaire, de la Reine-Amélie; toute une série, dans la Tillaie, le Gros-Fouteauet leBas-Ilrôau, partout enfin où la beauté des sites attireles touristes. On consacra à ce travail, sous le deuxièmeEmpire, en moyenne, plus de treize mille francs par an,et autant pour l’entretien général, sans compter letraitement des trois gardes cantonniers qui avaientremplacé les six ouvriers occupés, à l’année, sous Louis-Philippe. Ce ne sont pas seulement les promeneurs quiont profité de toutes ces améliorations; la vidange desproduits de toute nature, et surtout des bois, én a étérendue bien plus facile, et le prix de ces derniers s’en estressenti d’une manière assez notable, dans certainscantons.

A chaque carrefour, on a peint sur un poteau, ou àdéfaut de celui-ci, sur un arbre, un petit rectangle rouge,qui fait face à la direction que doit prendre le promeneurégaré, pour rentrer à Fontainebleau par le chemin leplus court. En 1862, par mesure d’économie, on substi-tua les poteaux ronds aux carrés et aux planchettes debois les planchettes de tôle ; on inscrivit sur celles-ci le

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