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les gentilshommes dans le privilège auquel ils tenaienttant, et tout en se réservant le droit de chasser partout,défendit aux officiers de la vénerie de pénétrer, en sonabsence, sur les terres des hauts justiciers. Les chosesrestèrent en cet état jusqu’à François I er .
Celui-ci, surnommé le Père des veneurs, fut un dessouverains les plus chasseurs que nous ayons eu ; onprétend que le tableau qui est au Palais, à droite de lacheminée de la galerie de Henri II, et qui représente unhomme tuant un sanglier d’un coup d’épieu, est uneallusion à un fait accompli par François I er , lui-même,aux environs de Fontainebleau. Les équipages de chasseroyaux dépassèrent en magnificence, sous ce règne,tout ce qu’on avait vu jusque-là, et coûtèrent annuelle-ment plus de cent cinquante mille écus. BenvenutoCellini prétend, dans ses Mémoires, que lorsque le roisortait, en forêt, dix mille chevaux étaient employés, etdix-huit mille, dans les grands jours ; mais on sait quele Florentin n’est pas toujours très-yéridique. Quoiqu’ilen soit, le seul équipage des toiles comprenait alors :un capitaine, un lieutenant, six valets de limiers, douzeveneurs à cheval, six valets de chiens, cent archers, cin-quante chariots et cinquante chiens. Ce n’est guèrequ’à partir de cette époque que la chasse à courre eutses principes bien coordonnés, suivis dans les équipagesdes rois et des princes.
François I er était également grand amateur de faucon-nerie ; il fit bâtir, dans le parc, les Héronnières, exprèspour y élever des hérons, qu’on lâchait ensuite afin depeupler le pays; enfin il fit creuser, pour abreuver le gi-bier et les chiens, un certain nombre de puits ; entre au-tres deux, au lieu appelé, alors, le Chêne-Corbin, quicoûtèrent, ensemble, 543 livres M sols 6 deniers; l’un,dit de la Tranchée, était situé près la route de Yidossang ;le second, le puits Fondu, presque sur les bords du che-min de Montigny. Il y en avait autrefois six autres, dans