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Histoire de la forêt de Fontainebleau / par Paul Domet
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par une ordonnance de 1534, et à Fontainebleau, au diredu père Dan. Nous n’avons pu nous procurer cette or-donnance de François 1 er , mais il en exisle une deHenri II, du 10 janvier 1549, qui la reproduit exactement.Elle donne, seulement, rémunération des principales lo-calités comprises dans la capitainerie, sans indiquer leslimites de cette dernière ; ce sont les buissons qui sontprès de Moret ; ceux de Barbeau et de Molesmes ; du sei-gneur de Boulas; des dames de la Yoy ; du seigneur dela Vo; de Malvoisines; du commandeur de Beauvoir; duseigneur de Bourron; de Thousée; de la Chenaye;.Etrang-le-Veau et Bouvillon; ceux de Frétoiseau, et dumonastère de Fontainebleau; les bois Boutez; celui duMilieux; celui de Lige; la forêt de la Reine; les taillis duTirant, Motz, Tomery; et le buisson des Itougères. Leroi, quoique se réservant la chasse dans tous ces lieux,permet aux propriétaires gentilshommes d’y courre lelièvre, et d’y voler les perdrix, en personne, sur leursterres, hors des bois et buissons, excepté, toutefois, dansles sablons de Moret, les plaines, vignes et sablons deBourron, les plaines de Laque-Fontaine, jusqu’à Melunet Chavois, où toute chasse est absolument interdite.

Ces limites, qui ne pourraient être que difficilementrétablies maintenant, étaient, dès lors, fort vagues, et cefut l’usage, à défaut de titres bien clairs, qui les fixapendant longtemps ; les officiers avaient pris l’habitudede défendre la chasse sur de certaines surfaces, et per-sonne ne réclamait contre une aussi ancienne coutume;mais il se trouva des capitaines qui négligèrent défairegarder la même étendue que leurs prédécesseurs, etquand on voulut revenir aux vieux errements, des con-testations surgirent. Un édit de Louis XIV, en date denovembre 1687, précisa les limites de la capitainerie deFontainebleau; il défendit, absolument, à tous seigneurs,gentilshommes, hauts justiciers et autres, de quelquequalité et condition qu’ils fussent, de chasser ni faire