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nebleau, seulement, suivait qui voulait. Louis XIV étaitbien aise qu’il y eut un certain nombre de cavaliers, maisil trouvait ridicule qu’on vint a la chasse sans aimer celle-ci, et ne savait aucun mauvais gré à ceux qui n’y allaientjamais. Le souvenir de deux exploits cynégétiques serattache, sous ce règne, à notre forêt : le 17 novembre1646, Son Eminence, monseigneur le cardinal de Maza-rin, chargé par un sanglier aux abois, le tua d'un coupde son épée. Quelques années plus tard, le grand Dau-phin, ayant attaqué un vieux loup, à Fontainebleau,l’équipage prit, au bout de quatre jours, aux portes deRennes, en Bretagne, l’animal de meute, forcé par lafamine autant que par la fatigue; on cernait le soircelui-ci, là où il se retirait, et on le relançait, de nou-veau, le lendemain matin.
Salnove, qui écrivait sous Louis XIV, indique les lieuxde rendez-vous habituels, quand on chassait à Fontaine-bleau, et pour chacun de ceux-ci, donne la liste desendroits où il était d’usage de placer des relais. Saufquelques modifications, nécessitées par le tracé des deuxchemins de fer qui coupent la forêt, et rendent tout àfait exceptionnels les halalis à la Seine ou au Loing, cequi se faisait alors se fait encore aujourd’hui; preuveque les habitudes des animaux, leurs refuites , n’ont paschangé, et que par conséquent, les principales péripétiesde la chasse à courre étaient, dès ce temps, les mêmesqu’actuellement, ou pour être plus exacts, qu’il y a unevingtaine d’années. Voici cette nomenclature :
Rendez-vous à la Vente-aux-Diables (croix du Grand-Maître), ou au puits de Moret (croix de Montmorin). —Relais en ces deux points, au Mont-Merle, et au pavé deBourron.
Rendez-vous au pavé de Bourron (croix de Saint-Hérem). — Relais au rendez-vous, à la croix de Souvray,à la route de Recloses, au Mont-Merle, au puits de Moretet à Franchard.