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duire en France (voir au chapitre sixième). Marie deMédicis 11 e se servait pas toujours de cette nouvelle inven-tion, car on raconte qu’étant à Fontainebleau, pendantl’automne de 1G11, elle chassait à cheval, accompagnéedes princesses et dames de sa Cour, et de quatre oucinq cents gentilshommes.
Louis XIII fut le dernier de nos rois qui aima la chassedu vol, et elle 11 e fut guère pratiquée depuis lui, quoi-qu’en 1664, M. Ilarillon ait encore défendu expressé-ment, sous peine de fortes amendes et de bannissement,d’abattre les arbres de la forêt sur lesquels se trouvaientdes aires d’oiseaux de leurre , et ait rendu les gardes res-ponsables de la conservation de ces nids.
Louis XIV, le premier, introduisit le sang anglais dansses équipages; la,vitesse des chiens s’accrut considérable-ment, et le roi prenait, parfois, jusqu’à trois cerfs, l’unaprès l’autre. En 1683, étant venu chasser à Fontaine-bleau, trois jours après la mort de la reine, il tomba decheval et se démit le bras; depuis lors, il ne renonça pasà son exei’cice favori, mais il ne s’y livra plus, suivantl’expression pittoresque de Saint-Simon, à qui nous em-pruntons ces détails, que dans une manière de petit souf-flet, tiré par quatre poneys, qu’il menait, lui-même, àtoutes brides, avec une adresse et une justesse qu’au-raient enviées les meilleurs cochers; il avait cinq ou sixrelais; ses postillons étaient des enfants de dix à quinze,ans, qu’il dressait lui-même ; on peut se faire une idée dela manière de petit soufflet par un tableau qui se trouveau palais, dans l’ancien salon de travail de l'impératriceEugénie, et où Louis XIV est représenté courant le cerf, àFontainebleau, dans une assez singulière voiture, eu effet.N’étaient autorisées à suivre la chasse du roi que les per-sonnes qui en avaient obtenu la permission spéciale, ouqui avaient le justaucorps, c’est-à-dire le droit de porterl’uuiforme de vénerie, qui était bleu, doublé de rouge,avec trois galons, un d’argent entre deux d’or. A Fontai-