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Henri IV lit faire, dans le pare du château, un bâtimentspécial pour élever divers gibiers et oiseaux rares, etnous avons vu, au chapitre premier, qu’il avait eu soin,en concédant le Champ-Minette à M. de Beringhem, defaire insérer dans l'acte que le terrain serait ensemencéde manière à y attirer les perdrix et les faisans.
Mais la chasse à tir ne commença à prendre une véri-table importance, qui alla toujours croissant, que sousLouis XIV. Celui-ci y était très-adroit, et l’aimait beau-coup; il fit établir, dans la forêt, une certaine quantitéde petits enclos ou parquets, d’une dizaine d’arpentschacun, entourés de palissades ou même de murs; leterrain en fut cultivé pour y retenir le gibier à plumes ;il y en avait : un, au Champ-Minette; un,àlaPIaine-des-Pins; deux, à l’Atelier-Grand-Jean, dans l’intérieur duGrand-Parquet actuel; deux, aux Placereaux; un, à laPetite-Haie; deux, dans les Ventes-Héron, dits parquetsde Montigny ; puis enfin un, au I’uits-du-Cormier, le seulqui reste actuellement, et dans lequel fut bâtie une mai-son qui servit à élever des faisans jusque vers 1700,qu’une faisanderie spéciale fut construite sur l’emplace-ment encore occupé par celle qui existe maintenant. Leroi allait chasser dans tous ces parquets, quelquefois àpied, mais le plus souvent à cheval, ou traîné dans unechaise ; il abattait un grand nombre de pièces, qu’il dis-tribuait ensuite aux dames de la Cour ; parfois il conviaitquelques membres de la famille royale à l’honneur detirer avec lui, mais pour les courtisans, une telle invita-tion était très-rare, et prouvait la faveur la plus marquée.Louis XIV se plaisait, aussi, à tuer, à coups de javelot,des sangliers, renfermés dans des toiles, et qu’on faisaitdéfiler devant un chariot sur lequel il était placé.
Louis XV aimait, au moins, autant la chasse à tir queson aïeul. Les petits parquets qu’avait fait faire celui-cine suffirent bientôt plus; un arrêt du Conseil, du 15 fé-vrier 1753, ordonna que le canton de l’Atelier-Grand-