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Histoire de la forêt de Fontainebleau / par Paul Domet
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Jean, et la plus grande partie de celui de la Petite-Tran-chée, en tout cent cinq liante-trois hectares vingt-septares, seraient, exclusivement, destinés à élever dn gibier,et entourés de solides treillages, remplacés, cinq ou sixans après, par des murs, dont la construction coûta46,507 livres. C’est ainsi que fut établi le Grand-Parquet,ou Parquet-du-lloi, tel absolument qu’il existait encoreau commencement du deuxième Empire. C’est égalementsous ce règne, vers la fin probablement, que fut établi leParquet-d’Avon. On raconte qu’une épidémie s’étant dé-clarée sur les perdreaux de Fontainebleau, Louis XV fitvenir, pour les soigner, deux doctes membres de l’Acadé-mie de médecine, qui y perdirent leur latin, et reparti-rent sans même avoir pu définir la maladie.

A l’époque où nous sommes arrivé, il y avait déjà bienlongtemps que le-tableau que nous avons tracé des gibiersindigènes de la Gaule n'était plus exact. En ce qui re-garde notre contrée proprement dite, l’auroch, l’élan,le tétras, la gelinote n’existaient plus pour nous depuisdes siècles; le sanglier, tourmenté par le voisinage del'homme, était devenu l'animal essentiellement voya-geur que l’on ' connaît, tantôt faisant dans la forêt devéritables invasions, comme celle dont l’histoire a gardéle souvenir, sous François I er , puis tout à coup disparais-sant presqu’entièrement, et pour des années; le sangliern’est qu’un hôte, dit un vieux proverbe. Quant aux autresgibiers, le soin tout particulier qu’on en avait pris, lacréation des capitaineries, qui leur assurait une nourri-ture abondante, à proximité de la forêt, en avaient, évi-demment, augmenté le nombre.

Le cerf surtout, l’animal des nobles chasses, le hérosobligé des royales assemblées, fit toujours sa demeurefavorite de nos rochers sauvages : Charles IX cite lescerfs de Fontainebleau, dans son Traité de la chasseroyale ; le père Dan s’extasie sur leur nombre ; Paillet,dans sa Description physique de la forêt, raconte que, peu