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Histoire de la forêt de Fontainebleau / par Paul Domet
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d’abord appliquée, seulement, à la Picardie et à la Cham-pagne, le fut à tout le reste du royaume, par arrêt du 16janvier 1677. Ce que nous venons de dire montre l’impor-tance qu’on attachait à la destruction des loups, et parconséquent, le nombre considérable de ceux-ci par toutela France. Notre pays n’en était pas plus exempt que lesautres : en 1548, Sébastien de llabutin, bâtard de frèreHugues de Rabutin, chevalier de Malte, et commandantde Pontaubert, tua une louve gigantesque, véritable bêtedu Gévaudan, qui avait établi sa demeure dans les bois deMilly, et qui désolait les environs de Fontainebleau;Henri II fit peindre ce haut fait, à gauche de la cheminéede la salle de bal du palais, où l’on peut encore l’y voir;le père Dan prétend que l’auteur de cet exploit était ungentilhomme condammé à mort, qui demanda à risquerce combat, et en sortit vainqueur. Pendant les premièresannées du règne de Louis XIII, il y eut, eu Gâtinais, plusde ti'ois cents personnes victimes des loups. Nous avonsparlé, au chapitre précédent, de la fosse creusée, bienavant cette époque, à l’extrémité du canton des Longues-Vallées, et où, paraît-il, on en prenait parfois. Enfin, lesregistres de la paroisse de Bois-le-Roi font foi que plu-sieurs bûcherons furent dévorés, en 1679.

Bien d’autres animaux nuisibles ont, de tout temps,hanté la forêt. Voici, sinon leur nomenclature complète,du moins, la liste de ceux que nous avons pu, nous-même,y reconnaître, et qui selon toute probabilité, ont dû lafréquenter depuis les temps historiques. Nous mention-nerons d’abord : le renard, le blaireau, la martre com-mune, la martre fouine, le putois commun, le putoisbelette, l’hermine, le hérisson, le loir; puis, parmi lesoiseaux : l’aigle royal, l’aigle balbuzard, le hibou grand-duc, qui ne nous visitent que rarement et par accident;l’autour, la buse bondrée, le busard Saint-Martin, lehibou scops, la chouette hulotte, la pie-grièche écor-cheur et la pie-grièche rousse, qui nichent dans nos bois ;