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Histoire de la forêt de Fontainebleau / par Paul Domet
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Napoléon I er regardait la chasse comme un luxe inhé-rent à l’état de souverain ; déjà, étant premier Consul, ilavait monté un équipage, sous la direction de M. le barond’Hanneucourt ; une fois empereur, il chercha à renouer,tout à fait, les traditions cynégétiques des anciens rois :il rétablit la charge de grand-veneur, en faveur du maré-chal Berthier, qui eut sous ses ordres : un capitaine deschasses à courre, deux lieutenants et deux pages de véne-rie, un capitaine commandant les chasses à tir, et unlieutenant porte-arquebuse ; le vert fut la couleur adop-tée; le budget de la vénerie se maintint, pendant tout l’Em-pire, à quatre cent mille francs. Les agents forestiers hé-ritèrent des attributions des officiers des capitaineries, eteurent à s’occuper de la conservation du gibier, et de lapréparation des chasses à tir; il en fut de môme sous lesdiverses Listes civiles qui se sont succédées depuis. Fon-tainebleau revit, pour la première fois, les pompes deschasses souveraines, à l'automne de 1804. Tout était àcréer; il fallut se hâter de faire venir: des cerfs d’Alle-magne, des faisans de Bohême, des sangliers et des daimsde je ne sais où, de réparer les murs du Grand-Parquet,de retracer toutes les routes, etc., etc. On recommençal’élevage du gibier à plumes, en 1806 seulement, et en-core dans des proportions bien restreintes, car on n’ob-tint, cette première année, que trente-cinq faisans ;,mais,1e nombre augmenta bientôt; on dépensait, à peu près,quatre mille francs par an pour les chasses à tir de Fon-tainebleau. Elles avaient lieu, parfois, en pleine forêt,mais le plus souvent dans le Grand-Parquet et le Parquet-d’Avon, où l’on mettait, outre le gibier (l'élève, des lièvreset force lapins ; on y avait laissé ceux-ci devenir si nom-breux que le capitaine forestier se plaignit* en 1809, desdévastations qu’ils commettaient, sans qu’on put, cepen-dant, arriver à en tirer, car au moindre bruit, ils ren-. traient tous dans les énormes terriers dont le sol étaitpartout miné ; les autres petits enclos, que Louis XIV