Buch 
Histoire de la forêt de Fontainebleau / par Paul Domet
Entstehung
Seite
310
JPEG-Download
 

— 310 —

venir d’Angleterre, s’élevait à dix-huit ; le prix moyenétait de 1,700 francs. Dans le commencement de la Res-tauration, on organisa un équipage spécial pour le daim,mais il n’existait déjà pins en 1820.

Charles X s’installait, tous les ans, pendant cinq à sixjours à Fontainebleau, à l’automne, pour y chasser. LeDauphin y venait deux fois par semaine, les trois derniersmois de l’année ; il arrivait directement au rendez-vous,à onze heures, couchait au Palais, et repartait pour Paris,le lendemain, à six heures du matin. On prenait, géné-ralement, par an, dans notre forêt, une douzaine de cerfs.Les chasses ne duraient guère, en moyenne, qu’uneheure et demie ; parfois, quand elles étaient fort courtes,on attaquait, successivement, deux animaux. L’anciennecouleur des Bourbons, le bleu, fut adoptée pour F uni-forme, qui se composa d’un habit galonné et d’une cu-lotte en velours, tous deux de cette nuance, et d’un giletrouge; les boutons étaient d’argent. Avaient, seuls, ledroit de porter cette tenue, avaient le boulon, suivant l’ex-pression consacrée, les officiers de la Maison du roi et desprinces, de service près de leur personne, plus trente ouquarante privilégiés, au nombre desquels se trouvait leduc de Wellington. En 1818, M. le duc de Berry, à unechasse à courre, dans la forêt de Fontainebleau, tua, àballe, un aigle de grande taille, qui planait au dessus descavaliers; ce fait, que nous mentionnons à cause de sarareté, fut, à cette époque, un véritable événement, pourle petit monde des courtisans du château.

Encore plus, peut-être, que la chasse à courre, lesprinces aimaient celle à tir, et à peine l’entrés en France,dès le 1 er décembre 1814, ils vinrent se livrer, à Fontai-nebleau, à leur divertissement favori. Ils étaient plusdifficiles que Napoléon I er , et ne furent pas satisfaits dupeu de gibier qu’ils trouvèrent. Aussi, après les Cent-Jours, les agents forestiers, sous l'habile direction dupremier veneur, M. le comte de Girardiu, qui avait fait