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faire, par les gardes, de nombreuses fournitures, tantqu’ils restèrent dans le pays.
Les frères- de Louis XVI avaient hérité, pour la chasse,de tout le goût des Bourbons, et un des premiers soins deLouis XVIII fut d’organiser son équipage, plutôt pour lesprinces que pour lui, que ses infirmités empêchaient,souvent, de s’en servir. Le duc de la Ilochefoucault futnommé grand-veneur, puis, à sa mort, en 1822, le maré-chal marquis de Lauriston. Sous ce grand officier de laCouronne furent établis : un premier veneur; un com-mandant de la vénerie ; trois lieutenants, dont un pourles chasses à tir ; deux pages ; un porte-arquebuse ; puisun premier piqueur ; trois autres piqueurs ; cinq valetsde limiers, dont deux à cheval ; quatre valets de chiens àcheval ; neuf à pied ; deux surnuméraires. Le personnelde l’écurie comprit : un premier piqueur; un sous-pi-queur; un premier brigadier; quatre sous-brigadiers ; unpremier palefrenier ; vingt sous-palefreniers ; quatre sur-numéraires.
Le grand-veneur touchait cinquante mille francs ; lepremier veneur, dix-huit mille; le commandant, douzemille ; les lieutenants,, cinq et quatre mille ; le porte-arquebuse, six mille ; le premier piqueur, trois mille;les autres piqueurs, deux mille deux cents et deux mille;les valets de limiers, quinze cents ; les valets de chiens àcheval, onze cents ; ceux à pied, neuf cents. Tous les offi-ciers des chasses à courre, ainsi que le premier piqueur,avaient quatre chevaux à leur rang ; les autres piqueurset les valets de limiers, trois ; les valets de chiens, un.
Sans compter les limiers, au nombre de trente, lameute se composait de cent vingt chiens, tous anglais;chaque année, on en achetait pour cinq mille francs, afinde remplacer les réformés ; la nourriture revenait à vingt-huit centimes par jour et par tête. Il y avait quatre-vingt-dix chevaux dans les écuries, dont treize pour lavoiture ; la remonte annuelle, qu’on faisait, également,
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