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Histoire de la forêt de Fontainebleau / par Paul Domet
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neuf cent soixante-seize mètres ; il ne fallait qu’une demi-heure pour en faire le tour. Les princes y venaient entoute saison, mais prévenaient un mois d’avance, afinqu’on eût le temps d’y jeter des lapins, à peu près le seulgibier qu’on y faisait tuer.

On disposa le Grand-Parquet de la même façon. Ilavait, alors, soixante-seize hectares quatre-vingt-septares ; la longueur du layon principal était de six milledeux cent cinquante mètres, et on mettait trois heuresà le parcourir, depuis le poste d’Ury, où il commençait,jusqu’au point d’arrivée, entre le carrefour des Fours etcelui de la Faisanderie. On y chassait du 1 er au 15 octobre.On rencontra, dans l'aménagement de cet enclos, unegrande difficulté à vaincre : l’aridité du terrain, ce quiaugmentait encore la peine qu'on a, généralement, àmaintenir un couvert épais dans un tiré , dont les cépéessont vite épuisées par leur taille annu'elle, et sont en ou-tre exposées à tous les dégâts du gibier. Sous la Restau-ration, on planta, à différentes reprises, des genévriers,des bruyères, des genêts; malgré cela, on était obligé,chaque année, d’établir, en maint endroit, des faux four-rés, à l’aide de branches de chêne, chargées de feuilles,et piquées en terre, les unes auprès des autres.

Ces deux tirés ne suffirent pas longtemps, et dès 1817,il fallut en créer un dans la Plaine-de-Sermaise ; il conte-nait quatre-vingt-douze hectares soixante ares; le layondu roi avait sept mille sept cent vingt-deux mètres delong; on n’arrivait pas au bout en moins de trois heurestrois quarts. On y chassait du 1 er septembre au 1 er octo-bre. La proximité de la rivière et des cultures de la plaine,ainsi que la qualité du sol convenaient au gibier, quiréussissait fort bien dans le nouveau tiré ; mais celui-ciprésentait un tel inconvénient que la suppression fut,plus d’une fois, mise en question : cette plaine, si voisine,appartenait à des particuliers, qui se faisaient payertrès-cher, les dégâts commis, et ce qui était bien plus