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joindre à ces derniers. Au peu de goût pour la chasseque Louis-Philippe tenait des d’Orléans, s’ajoutait uneraison politique, et ce ne fut qu’en 1836, que MM. lesducs d’Orléans et de Nemours obtinrent d’acheter lameute de MM. de l’Aigle, et de former un équipage, tenu,du reste, sur le pied de la plus grande simplicité. Il étaitdirigé par un écuyer commandant : M. le comte de Cam-bis, qui avait sous ses ordres deux piqueurs et quatrevalets de chiens, dont deux à cheval; le chenil renfer-mait soixante-quinze chiens, dont six limiers, et lesécuries, six chevaux. L’uniforme adopté fut l’habit rouge,à l’anglaise.
Les chasses dans les tirés furent plus longtemps, en-core, à être reprises. En 1830, on avait vendu, non-seule-ment le gibier que ceux-ci renfermaient, c’est-à-direcinquante chevreuils et quatre mille cinq cents faisans,pour 12,000 francs, mais aussi presque tout le matériel,si complet, de la faisanderie, adjugé moyennant lasomme de 1,220 francs; on n’avait gardé que ce qu’ilfallait pour élever, tout à fait comme animaux de basse-cour, les faisans destinés à la table du roi. Les princes nechassèrent longtemps qu’en pleine forêt; mais le terrainest trop aride pour qu’il puisse exister, naturellement,beaucoup de petit gibier à Fontainebleau, et on se dé-cida, enfin, à rétablir le tiré du Grand-Parquet, où, grâceà quelques panneautages et à un élevage bien restreint,en comparaison de celui qui avait lieu sous le régimeprécédent, les princes purent, à partir de 1841, tuer, enmoyenne, de cent cinquante à deux cent cinquante piècesen un jour.
Le Gouvernement de juillet voulut faire droit auxplaintes des chasseurs sur le peu de protection accordéeau gibier, qu’ils disaient menacé d’une destruction com-plète. On promulgua la loi du 3 mai 1844, qui nous régitencore aujourd’hui, et dont nous reproduisons les princi-pales dispositions : toute chasse fut formellement pro-