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gueur était de six mille six cent quarante mètres environ;celui de l’empereur avait trois mètres de large; les deuxqui l'avoisinaient, deux mètres; les autres,un mètre seu-lement; les deux extrêmes étaient distants de centsoixante mètres l’un de l’autre. On essaya, d'abord, du pinpour combler les vides qui, ainsi que nous l’avons ditplus haut, se reproduisent constamment dans le Grand-Parquet; mais cette innovation fut malheureuse : lespins, étêtés annuellement, se dégarnirent vite du pied, etn’offrirent bientôt plus, par en bas, un suffisant couvert augibier; puis la résine, découlant des plaies constammententretenues, tacha les batteurs, au point de les faire hési-ter à entrer dans les massifs d’arbres de cette essence; ilfallut y renoncer; on employa, alors, les chênes, les lilas,les mahonias, les troènes, etc.
Les jours de chasse, Napoléon III arrivait, vers onzeheures, à la maison forestière de la route d'Ury, où deuxchambres étaient destinées à lui servir de débotté, etrepartait, du même point, après quatre heures, environ, dechasse effective, et une heure consacrée au déjeûner, sousun kiosque rustique, construit devant la Faisanderie. LeGrand-Parquet et ses abords offraient, ces jours là, unspectacle des plus animés : au dedans, l’Empereur et sesinvités, au nombre de huit, rarement neuf, avec chacunleurs porteur de fusil, chargeur, marqueur et ramasseurde gibier; la ligne des batteurs, fournis par le régimentde la garde en garnison à Fontainebleau; par derrière,les voitures, où s’empilaient incessamment les victimes;puis des personnages épisodiques : un médecin de service,le porte arquebuse, qui présentait au souverain l’armetoute chargée, un armurier, qui examinait celle-ci aprèschaque coup, etc, etc. Sur le sommet du Mont-Aigu, leshabitants notables de la ville, admis à contempler la scènebruyante qui se déroulait à leurs pieds. Enfin au dehors,une foule de gamins, courant après le gibier blessé quiallait tomber par delà les murs, et cherchant à dérober