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quelque faisan ou quelque perdrix, malgré la surveillancedes gendarmes, formés en cordon protecteur. Napoléon IIIn'employait que du plomb numéro 6, et jusqu’en 1867,ne se servait que de fusils à baguette, remplacés à cetteépoque par des armes à inflammation centrale; il abat-tait, en moyenne, les six dixièmes des pièces tirées. Legibier tué était artistement rangé, par espèce, dans le car-refour qui se trouve devant le pied-à-tei’re ; on distribuait,séance tenante, les lapins aux soldats batteurs; le resteétait donné aux invités, aux officiers de la vénerie, auxagents forestiers, aux principaux fonctionnaires de laville, aux établissements de charité; les bêtes les plus abi-mées étaient, seules, vendues. Le nombre total des mortssuivit une progression toujours croissante : de quatre àcinq cents, à peine, dans le commencement, il atteignit,dans les dernières années, quinze et seize cents, savoir :cinquante chevreuils, de cent cinquante à deux cents la-pins, de douze à treize cents faisans, et cent cinquanteperdrix grises; les lièvres et les divers ne comptaientguère que pour mémoire.
Cette journée ne se renouvelait qu’une fois par an,vers le milieu de janvier, parfois même en février. Pourarriver à composer le brillant tableau que nous venonsd’esquisser, il fallait mettre, dans le Grand-Parquet, dequatre à cinq cents lapins, de quatre-vingt-dix à centchevreuils, cinq cents perdreaux, et un peu plus de quatremille faisans. Comme sous la Restauration, les premiersétaient panneautés en forêt, le gibier à plumes étaitélevé à la faisanderie; comme alors aussi, bien plus en-core, même, on employait les moyens artificiels que nousavons décrits plus haut, et qu’on avait perfectionnés, euremplaçant les mues, trop apparentes, par de petitesboîtes qu’on enterrait, et dont le couvercle, à coulisse ouà charnière, obéissait à la pression communiquée par laficelle; sans ce subterfuge, il eut été, vu la saison tardiveà laquelle la chasse avait lieu, tout à fait impossible de
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