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Eu 1868, les fourmilières de la forêt, trop souventfouillées, ne fournissant plus qu’une quantité d’œufs deplus en plus faible, on essaya, avec succès, de remplaceren partie la nourriture classique des jeunes élèves parune poudre composée surtout de viandes hachées, et affu-blée, par les Anglais qui l’ont inventée, du nom despanish-mill.
Nous avons dit qu’on ne faisait guère tuer à l’Empe-reur, en fait de gibier à plumes, que des perdrix griseset des faisans ; on s’efforça, cependant, à plusieurs reprises,d’acclimater diverses autres espèces : des perdrix rougesd’Afrique, ou garniras , des perdrix de la Chine, des tétras,même des perruches dhlustralie ; il fallut y renoncer. Ouréussit un peu mieux avec les colins, mais on n’en obtintjamais qu’un bien petit nombre. Quant aux faisans, onen avait quelques dorés, quelques argentés, plutôt pourservir de montre qu’en vue de la chasse, car les premiersvolent mal ; et les seconds, méchants et très-forts, nepeuvent vivre en. bonne intelligence avec les autresoiseaux. Jusqu’à il y a peu de temps encore, c’était le fai-san commun qui, seul, peuplait les tirés , mais dans cesdernières années, on introduisit un certain nombre d’es-pèces qui se croisèrent si facilement avec celle-là, quec’est à peu près en vain qu’en 1870 on aurait cherché desspécimens purs d’aucune, parmi les milliers de sujets querenfermait le Grand-Parquet '. Voici la liste, par ordre dedate, de ces nouveaux arrivés : le faisan à collier, origi-naire de la Chine, comme l’argenté et le doré, et dont lecou est entouré d’une bande d'un beau blanc; le faisanindien, sensiblement moins gros que le commun, et quis’en distingue, à première vue, par sa tête, beaucoup pluspetite, et sa queue qu’il relève presque perpendiculaire-ment en marchant; enfin, le versicolore, importé tout
1. Les métis de faisans dorés ou argentés sont seuls mulets,c’est-à-dire, no se reproduisent pas.