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récemment du Japon. On rencontrait aussi,au milieu dela multitude, des faisans panachés, cendrés, blancs, maisce n’étaient que des accidents, qui ne se reproduisaientpas régulièrement.
Laissons maintenant de côté le gibier artificiel, etreportons-nous à la fin de la grande Révolution pour nousrendre compte des animaux qui ont été, depuis lors jus-qu’à nos jours, les hôtes naturels de la forêt. A cetteépoque, avons-nous dit, tout avait été détruit; mais dèsle commencement de l’Empire, on s’occupa activementdu repeuplement : les sangliers reprirent possession, lespremiers, de leurs anciens forts, et se montrèrent engrand nombre pendant le règne de Napoléon, grâce peut-être au plaisir tout particulier que le souverain prenait àles tirer, et qui fit entourer des plus grands soins la pro-pagation de l’espèce, mais aussi, probablement, en vertudes lois mystérieuses qui régissent les exodes de cesinconstants voyageurs. Les grands fauves furent pluslongtemps à s’acclimater à nouveauj en 1807, on necomptait encore que onze biches dans toute la forêt, et lespalissades protectrices des jeunes bois furent réêdifiées, àcette époque, moins contre les cerfs que contre les lapins.Ceux-ci, en effet, devinrent bientôt assez redoutables pourque, dès 1805, sur la plainte des entrepreneurs de plan-tations, il faille pennettre à ces derniers de se faire jus-tice eux-mêmes, à l’aide de furets et de panneaux. Quantaux autres gibiers, nous avons déjà expliqué les causesnaturelles qui font que la forêt de Fontainebleau en atoujours été extrêmement pauvre; les voici, résumées entrois mots : sécheresse, infertilité et absence de culturesintérieures; nécessairement l’abolition des capitaineriesa augmenté considérablement cette pénurie, et pendanttout le premier Empire, on lutta péniblement pourramener quelques habitants dans nos bois dépeuplés.
La Restauration profita de ces efforts, et la forêt fut,relativement, très-giboyeuse pendant cette période. Fai-