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cinq cents pendant tonte la Restauration. Au commence-ment de cette dernière, l’on favorisa, également, la repro-duction des daims, afin de fournir aux chasses de l’équi-page qui avait été spécialement formé pour ces animaux ;mais en 1820, lors de sa suppression, on détruisit la plupartde ceux-ci. Il y eut assez de chevreuils pour permettred’en faire tuer au Roi une soixantaine chaque année,et d’en envoyer encore un certain nombre pour la bou-che de Sa Majesté. Parmi les menus gibiers, les lapins,surtout, se multiplièrent énormément; on laissa les en-trepreneurs de plantations fureter librement dans l’inté-rieur et même autour des treillages, dont la plupartétaient à claire-voie, et élevés, seulement, contre les cerfs ;une partie du temps des gardes fut employée à la mêmeoccupation; mais il était difficile d’obtenir d’eux des ef-forts sérieux contre l’animal qu’ils regardaient commeleur pain quotidien, et il fallut recourir à des étrangers,qu'on laissa faire à discrétion, à la condition de fournirchacun un lapin par jour ; le produit de toutes ces chas-ses était considérable; il s’éleva, certaines années, en1818, par exemple, jusqu\à 6,000 francs, à raison de unfranc par bête. Les faisans et les perdrix, les premierssurtout, augmentèrent aussi en proportion, comme tou- *jours, du nombre d’élèves que l’on fit ; les gardes accu-saient, en forêt, vers la fin de la Restauration, de trois àquatre cents faisans, de trois cents à trois cent cinquanteperdrix rouges, et environ cent cinquante perdrix grises.
Sous Louis-Philippe, le gibier diminua sensiblement.Les massacres de 1830 en furent d’abord la premièrecause ; puis le Roi ne voulait entendre parler ni de dom-mages-intérêts à payer aux riverains, ni d’entreillage-ments d’aucune sorte ; c’était à l’inspecteur à y tenir lamain. On recommença, en 1844, la guerre contre lessangliers, qui avaient fait une nouvelle invasion dansnotre pays. On panneauta fréquemment des cerfs, tantpour la Société des chasses de Rambouillet que pour les