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de chevreuils et de faisans qu’à cette époque. L’entreilla*gcment extérieur de la forêt causa une diminution no-table dans le nombre des lièvres qui fréquentaient lesbordures de celle-ci, l’endroit où ils se tiennent le plusvolontiers ; et c’est à peine si l’on pouvait panneauter,chaque année, une demi-douzaine de ces animaux pourmettre dans les tirés. Dès 1856, les dégâts commis par leslapins devinrent si considérables, que l’Empereur, lui-même, donna l’ordre de détruire ces derniers.; on le fit* consciencieusement ; pendant quatre ans, on tira, on tfureta, on panneauta, on défonça les terriers, on nettoyales jeunes bois, etc. ; puis le nombre ayant diminué, oncessa presqu’entièrement les hostilités ; depuis lors, iln’a pas augmenté assez pour que, les entreillagementsaidant, des dommages très-importants aient été causés.Ce ralentissement dans la production des lapins, depuisdouze ans, est un fait assez remarquable, et qu’on ne sau-rait expliquer, seulement, par la supposition d’une lon-gue série de saisons contraires ; le reboisement, en rési-neux, de la plupart des rochers, doit aussi entrer en lignede compte, et dans une large proportion : jadis, ces petitsanimaux trouvaient, tout à la fois, dans les bruyères quirecouvraient plus du quart de la forêt, une nourritureabondante, et de commodes retraites oùils se multipliaientà l’envi; les tiges pressées des jeunes pins présentèrent,tout d’abord, des conditions à peu près aussi favorables ;si les repas étaient mqins succulents, l’abri était bienplus sûr ; mais quand aux fourrés impénétrables eurentsuccédé des gaulis élevés, sous le couvert desquels au-cune végétation ne saurait se produire, et où il est facile,au pied du promeneur, de fouler, dans tous les sens, lemoelleux tapis que les aiguilles séchées ont étendu surle sol, les pauvres lapins furent bien contraints d’aban-donner les lieux chers à leurs ancêtres, et devenus poureux si inhospitaliers ; ils se réfugièrent dans les jeunesbois feuillus, qui depuis le nouvel aménagement leur