Buch 
Histoire de la forêt de Fontainebleau / par Paul Domet
Entstehung
Seite
331
JPEG-Download
 

— 331 -

manquèrent chaque jour davantage, et dans les rocherslaissés incultes, qui sont maintenant en fort petit nom-bre. Sont-ce les mêmes causes qui influèrent sur la re-production des perdrix rouges ? Nous n’oserions l’affirmerpositivement ; ce qui est certain c’est que ces dernièresdisparurent presque totalement; il en est de même,d’ailleurs, dans les pays environnants. Les perdrix grisesétaient moitié moins nombreuses que sous la Restaura-tion ; cela tient à ce qu’on en élevait moitié moins qu’à•cette époque.

Napoléon I fr rétablit la louveterie,qui continua à fonc-tionner jusqu’à aujourd’hui. Malgré cette institution,disent les mauvaises langues, le nombre des loups dimi-nua bientôt considérablement, et à partir de 1818, on nedonna plus, par toute la France, que : 6 francs pour un lou-veteau, 12 francs pour un loup, 15 francs pour une louve,et 18 francs pour une louve pleine. Cependant, il y a unevingtaine d’années encore, il ne se passait pas d’hiverqu’il ne fut tué plusieurs de ces animaux dans la forêt.Sous Louis-Philippe, on en prit un qui était d’une bellecouleur nankin. Actuellement, la présence d’un loup dansnos bois est une véritable rareté ; on en a détruit troisdepuis 1854.

Sous le premier Empire, on recommença à payer auxgardes des primes pour les animaux nuisibles détruits.Les prix de l’ancien régime furent adoptés; on diminuaseulement les blaireaux, milans et chiens errants, de 50centimes ; et on porta les geais et hiboux à 15 centimes, aulieu de 2 sous et demi; mais on trouva que le total mon-tait trop haut, et on attribua à chaque forêt une sommefixe, qui était de six cents francs pour Fontainebleau ;quand elle était dépassée, ce qui arrivait le plus souvent,on diminuait, au marc le franc, la part qui revenait àchaque employé. Ces errements furent exactement suivispendant la Restauration. Sous le Gouvernement de juillet,ou n’accorda plus que : 75 centimes pour un renard ou un