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devant lui des danses nistiques, et à un signal donné, dis-parurent, tout à coup, dans les profondeurs du bois.
En 1608, le 19 juillet, le maréchal de Brissac alla jus-qu’au même endroit, peut être le carrefour des Tapisse-ries, saluer, au nom de Henri IV, l’ambassadeur d’Es-pagne don Pedro. La réception fut moins mythologiqueque la première, mais entourée de la plus grande pompe.
Le 16 novembre 1646, Louis XIV en personne, accom-pagné de la reine mère et de toute la Cour, alla sur laroute de Nemours, jusqu’à la croix de Saint-Ilérem, audevant du duc d’Orléans qui revenait de la prise de laville de Mardick, et le fit monter dans son carrosse.
Le 28 juillet 1664, ce fut la route de Melun, récemmenttracée, qui eut les honneurs du défilé de gala : le cardinallégat Chigi, arrivait à Fontainebleau rendre satisfaction àLouis XIV, de la part du pape Alexandre VII, à l’occasionde l’insulte faite au maréchal de Créquy. Le comte d’Har-court alla, en grande cérémonie, avec Monsieur, frère duroi, au devant du prélat, auquel, deux jours après, on fitpasser une grande revue dans la Plaine-de-Samois ; douzeescadrons et huit bataillons étaient en ligne, et formaientun front de plus d’une demi-lieue.
Notre forêt eut, en 1776, les prémices d’un divertisse-ment appelé à prendre, depuis, une bien grande impor-tance : la Plaine-de-Sermaise servit de théâtre aux pre-mières courses de chevaux que l’on ait vues en France. 11y eut deux réunions, l’une en octobre, l’autre le 13 no-vembre ; la dernière, surtout, fut fort nombreuse ; beaucoupd’Anglais avaient passé la Manche, exprès pour y assister;un cheval'fameux, appartenant au comte d’Artois, King-Pépin , y figura. Ces courses furent fondées par une sociétécomposée de seigneurs de la Cour, et formée, le 30 octobrede l’année précédente, à Fontainebleau même ; sesmembres s’engagèrent, par écrit, à donner chaque année,pendant dix ans, six cents livres tournois, pour avoir ledroit de faire courir un cheval à deux époques diffé-
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