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tentes, en avril et octobre, soit à Fontainebleau, soit dansla Plaine-des-Sablons, près Paris, soit au Champ-de-Mars.
Le 25 octobre 1804, Napoléon I er alla au devant du papePie VII, jusqu’à la croix de Saint-IIérem. L’empereur nevoulant pas avoir l’air de s’être dérangé exprès, unegrande chasse fut ordonnée pour ce jour-là, et Napoléonarriva au rendez-vous au moment où la voiture du Saint-Père parut dans le carrefour. Les deux souverains mirentpied à terre en même temps, s’embrassèrent, et montèrentensemble, le pontife ayant la droite, dans un carrosse degala qui se trouvait là par hasard. Une inscription, pla-cée sur le piédestal de la croix, rappelle ce fait, qui estreprésenté à tort, sur une des assiettes de Sèvres de lagalerie créée par Louis-Pliilippe, au palais de Fontaine-bleau, comme s’étant passé au carrefour de l’Obélisque.
La croix de Saint-IIérem eut les honneurs d’une troi-sième réception solennelle : le 15 juin 1816, Louis XVIIIy vint à la rencontre de la fiancée du duc de Berry, laprincesse Caroline de Naples.
Les terribles événements de 1814 eurent leur retentis-sement dans notre paisible forêt : on plaça douze canonssur les sommets de la Vallée-Jauberton, pour battre laroute de Nemours, et défendre Fontainebleau contre lesincursions des Cosaques de Platoff, répandus dans le Gâ-tinais. Mais les troupes qui occupaient notre ville s’étantmises en retraite sur Essonne, six mille Autrichiens etBadoisj sans compter une nuée de Cosaques, arrivèrent àla barrière de l’Obélisque, le 14 février. Ils laissèrent uneforte garnison à Fontainebleau, et allèrent camper surles hauteurs de la forêt, du côté de Paris. Le 17, les géné-raux Charpentier et Alix arrivèrent, avec une division;par la route de Melun, et après un engagement qui, com-mencé à la Vallée-de-la-Solle, se termina dans les jardinsdu palais, chassèrent complètement l’ennemi. Deux moisplus tard, Napoléon était décidément vaincu, et le nou-veau Gouvernement s’occupait de réorganiser l'armée;