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un régiment qui bivouaquait sur les Monts-de-Fays re-fusa de rendre son drapeau ; soldats et officiers, d’uncommun accord, brûlèrent celui-ci sur la table du Grand-Maître, et en avalèrent les cendres délayées dans del’eau-de-vie. Cet incident eut alors un certain retentisse-ment. Enfin au mois de juin de cette même année, ondistribua, dans les Quinconces-d’Avon, à une partie descorps de l’ex-garde impériale ses nouveaux drapeauxblancs. Un autel de gazon avait été dressé, sur lequell’office divin fut célébré avec une grande pompe; lesdrapeaux furent bénis ; le tout se termina par un ban-quet.
Sous Louis-Philippe eurent lieu, dans la forêt, deuxsolennités militaires : le 2 juillet 1831, le roi, au premiervoyage qu’il fit à Fontainebleau depuis son avènement,passa en revue tous les gardes nationaux de l’arrondisse-ment, rassemblés, au nombre de près de vingt mille, aubout de l’avenue de Main tenon. Le 27 mai 1837, on éta-blit un camp au carrefour de la Fourche, pour loger lestroupes réunies dans notre ville à l’occasion du mariagedu duc d’Orléans ; elles se composaient de deux batail-lons du 2 e léger et d’une batterie d’artillerie, et restèrenthuit jours.
Quelques années plus tard, un attentat célèbre contreles jours du souverain, eut nos bois pour théâtre. Le16 avril 1846, vers cinq heures et demie du soir, Louis-Philippe, accompagné de toute sa famille, rentrait, euchar-à-bancs, au palais, d’une promenade en forêt qu’ilavait faite, et passant par le parc, longeait le mur duParquet-d’Avon, ainsi que cela lui arrivait souvent, quandun individu lui tira deux coups de fusil par dessus cemur; les balles traversèrent les lambrequins, - au-dessusde la tête du roi, qui fut miraculeusement préservé. Ungarçon d’attelage, Milet, bientôt secouru par M. de Flan-dre, lieutenant de gendarmerie, arrêta le régicide; c’étaitun nommé Lecomte, ancien militaire, ancien forestier,