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compagnies, qui ne subsistaient qu’au moyen de réqui-sitions que les commandants faisaient dans les lieuxqu’elles occupaient, et dont la nourriture, l’habillementet l’équipement coûtèrent 21,000 francs à la ville de Fon-tainebleau, restèrent dans nos environs jusqu’au 9 no-vembre ; l’armistice seul mit fin aux subites et courtesapparitions des derniers. On se demande, naturellement,quel fut lè résultat de cette guerre de guérillas qui, bienconduite, pouvait faire un véritable mal à nos envahis-seurs : bon nombre de ceux-ci, à en croire certains récitspartiels, eurent nos bois pour tombeau ; mais nous -noussommes livrés à une enquête minutieuse auprès des au-torités de la ville, des gens du pays, des gardes restés àleur poste, et nous n’avons pu arriver à constater lamort, dans la forêt de Fontainebleau, que d’une dizained’Allemands, tout au plus. Malgré le peu d’importance deces pertes, la présence des francs-tireurs inquiéta lesennemis, qui exécutèrent, plusieurs fois, pour s’en débar-rasser, des battues gigantesques, s’étendant, à travers ro-chers et vallons, sur plusieurs milliers d’hectares. Il étaità craindre que notre cité ne fût déclarée responsable.Heureusement elle en fut quitte pour des menaces. Deuxconseillers municipaux durent, pourtant, pendant quel-ques jours, monter sur le devant de la voiture qui faisaitle service de la poste entre Fontainebleau et Melun, etqui avait été attaquée à la Butte-Saint-Louis, commenous l’avons raconté déjà au chapitre troisième.
Passons maintenant aux légendes. Nous avons classé,sous ce titre, les faits qui, tout en pouvant être parfaite-ment vrais, n’ont pas le caractère d’authenticité de ceuxque nous venons de rapporter. Ils sont moins nombreuxencore que les premiers, mais nous y trouverons un peuplus de variété que dans la froide et monotone nomencla-ture précédente.
La plus vieille de ces légendes est celle qui expliquel’origine de la chapelle Saint-Louis : le 22 janvier 1264,