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ci réédifiée. M. Philippeau, curé de la ville, se mita latête de l’entreprise ; les souscriptions affluèrent de toutepart; sur les anciennes fondations, un nouveau bâti-ment, qui subsiste encore maintenant, s’éleva bientôt,d’après les plans de M. Ileurtaut, architecte du palais; lemiracle fut retracé, non plus sur le frontispice, mais auplafond, par le pinceau du peintre Blondel. Cet oratoirefut béni le 30 septembre 1821, devant les autorités civileset militaires, en grand costume, et une multitude de fi-dèles. En 1864, Napoléon III fit faire des restaurationsimportantes à ce monument. Le clergé do la paroisse s’y. rend processionnellement, chaque année, le premier di-manche d’octobre.
Il existe, fixée sur un hêtre, au carrefour de Paris, surle bord de la route de Fontainebleau à Ghailly, une petitechapelle votive, qui renferme une image de la Vierge.Elle est, dit-on, le témoignage d’un événement de mémonature que celui dont nous venons de parler, arrivé en celieu. Nous ne savons, du reste, que ce que nous appren-nent deux écriteaux cloués à l’arbre, et ainsi conçus :« Notre-Dame-de-Délivrance replacée par Dubot, levingt-» sept juillet 18... — Notre-Dame-de-Délivrance replacée» par Tholimet aîné, le seize août 1863. »
Au commencement du xvni c siècle, vivait, au milieu dela Navarre espagnole, dans un château situé sur les bordsde l’Ebre, une famille de Tudela, composée du père, de safille Maria, et d'une vieille parente qui servait de mère àcette dernière. La guerre de Succession éclata; on donnaun jour asile, dans le château, à un jeune officier français,blessé et abandonné des siens. La blessure était grave, leséjour fut long, et l’amour se mit de la partie. Il fallutpourtant se séparer; notre compatriote guéri, dut s’éloi-gner; et depuis, ou n’en entendit plus parler. Le sieur deTudela mourut; peu après, le château fut pillé et détruit;les deux femmes vinrent se réfugier à Toulouse. Lavieille parente mourut à son tour, et Maria se fit religieuse