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PLANS DE RESTITUTION.
excellent travail, et nous avons, en outre, consulté, au point de vue purementgéométrique, le grand et admirable travail de Verniq’uet. Mais nous avons dû,suivant les indications fournies par les vieux plans ou les descriptions, les règle-ments de voirie et les désignations des terriers ou des aveux, donner parfois,et dans des endroits déterminés, une direction différente ou quelques infléchis-sements, nécessaires pour mettre d’accord les textes et les anciens tracés. Tous lesanciens plans ont été consultés par nous, ainsi que les nombreuses pièces indi-quant les dates des percements et des grandes constructions enfin notre con-naissance des vieux quartiers de Paris , encore existants en 183 û, et nos souvenirs,remontant à 1826, nous ont permis de reconstituer, de mémoire, certains aspectsparticuliers aujourd’hui disparus.
Toutefois, la forme adoptée pour rendre l’image des monuments qui s’y trouventne doit point être considérée comme une copie, ou fac-similé, de tel ou tel dessin d’undes anciens plans qui nous restent. Il suffit de comparer la représentation de l’undes édifices encore existants, pour se convaincre que les anciens artistes en ontsouvent altéré profondément les formes et quelquefois l’aspect. Lorsque la destruc-tion était complète, nous avons dû reconstituer les apparences anciennes à l’aidede renseignements de diverse nature et d’origine variée^. Quant au chiffre des
(l) Il est nécessaire de se rappeler constamment,en consultant ce plan cavalier, qu’il donne l’aspectde Paris au xiv° siècle, et non au milieu du xvi",date des plans de ce genre, que l’on est habitué àvoir. Une multitude de façades de maisons ont étérefaites; des édifices ont été terminés bien aprèsi38o, et nous devons les tracer d’une tout autrefaçon que si nous voulions nous rapprocher desplans ordinaires, qui datent du xvi° siècle. C’estpour cela que le premier coup d’œil jeté sur notreplan semble dérouter les recherches; et, en effet, ilen doit être ainsi, car il représente Paris tel qu’ilétait, deux siècles avant le temps où furent faitesles vues à vol d’oiseau de Braun, Sébastien Munsteret Mérian.
l2) Nous avions d’abord eu l’idée de donner, àchaque point discutable, c’est-à-dire paraissant dif-férer sensiblement de ce qu’on est accoutumé à voirsur les plans contemporains, des notes pour ren-voyer le lecteur aux sources où nous avons puisé.Mais nous nous sommes aperçu immédiatement queces renvois justificatifs auraient rempli un volume.Nous nous bornerons donc à indiquer, dans cettenote, les principaux ouvrages ou documents qui ont
servi à l’établissement du tracé, ainsi qu’à la resti-tution des monuments et des maisons ou hôtels,nous réservant, dans la Légende qui accompagnecette notice, de placer certains renseignements spé-ciaux aux endroits qui réclameront ces éclaircisse-ments. Nous avons consulté tous les documentsgraphiques ou descriptifs que M. Berty lui-mêmeavait compulses, et nous en avons tiré d’utiles ren-seignements pour les xv' et xvi' siècles. Les restesdes monuments ou des maisons elles-mêmes, quiexistent encore, au moins dans l’étage inférieur, nousont permis de rectifier et de compléter ces rensei-gnements. Il en est ainsi pour le Louvre, pour Sainte-Geneviève et S’-Germain-des-Prés, pour les portesainsi que pour les tours et courtines des enceintes.
Parmi les documents les plus précieux, il fautciter, en première ligne, les plans terriers, les cen-siers, les procès-verbaux nombreux qui se trouventaux Archives de l’Empire, les ordonnances du xvn esiècle relatives aux enceintes et aux maisons qui enétaient voisines, puis les anciens plans, quoiqueinformes, qui ont précédé ceux de Du Cerceau, deQuesncl et de Gomboust, et qui permettent de recons-tituer, par élimination, certains quartiers. Viennent