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Paris en 1380 : plans de restitution ; histoire générale de Paris / par H. Legrand
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PARIS EN 1380 .

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Auguste, les successeurs de ce prince ne font quentretenir et maintenir sonenceinte. Les dépendances de Saint-Victor demeurent stationnaires; le faubourgSaint-Marcel est rempli de maisons de plaisance, bâties sur les bords, alors riants,de la Bièvre; il na point encore été consacré à lindustrie de la mégisserie et desvieux chiffons. Sur la hauteur, le faubourg Saint-Jacques est plutôt diminuéquagrandi ; il se compose seulement dune double rangée de maisons de roulierset de marchands de vin, ou de guinguettes, à côté et derrière lesquelles sétendentles bâtiments et les terres de Saint-Jacques-du-Haut-Pas, des Chartreux, de Notre-Dame-des-Champs; au delà sont des carrières. Puis, de la Seine aux Chartreux,sétend le bourg Saint-Germain-des-Prés , qui grandit constamment depuis laconstruction de lenceinte de Philippe-Auguste, grâce à certaines immunités etprivilèges dont les moines faisaient jouir les artisans et les marchands. Cetagrandissement aurait été peut-être plus considérable, si les excès des étudiantsde TUniversité navaient écarté les artisans adonnés aux métiers de luxe, quiredoutaient le pillage et les vols. Le long du fleuve et jusquà la moderne ruedu Bac, sétendait le Pré-aux-Clercs, qui poussait même une pointe jusquà lem-placement du Palais-Bourbon , en suivant la direction de la rue de lUniversité.Cet espace, et surtout le petit Pré-aux-Clercs, tout voisin de lAbbaye, était bordéde guinguettes et de maisons suspectes. Cest bien plus tard que lon commençaà bâtir des rues sur ces terrains; on ny voyait dabord que des chemins bordés delongs murs de clôture entourant des jardins, des champs, des vignes, dans lesquelssélevaient quelques maisons de cultivateurs ou logis de plaisance. De ce côté, ily avait beaucoup moins de culture maraîchère que sur la rive droite, parce quela nature du terrain ne sy prêtait pas.

Léchelle très-réduite de notre plan W ne permet dapprécier que leffet den-semble; mais il pourra se rencontrer une occasion de publier une portion dequartier dans une dimension plus développée, avec des détails absolument indis-pensables à la complète intelligence du plan parcellaire dressé avec tant de soinset dexactitude par feu M. A. Berty. Nous nous sommes servi avec fruit de cet

(>) Nous avons choisi léchelle de 11 milli-mètres pour 100 mètres, afin de pouvoir reunir,dans le cadre que nous imposait le format du livre,toutes les parties importantes du vieux Paris , ety comprendre, en outre, les lieux intéressants desenvirons immédiats, qui sont aujoui'd hui renfermés

dans lenceinte des fortifications. Cette dimensionnous a para suffisante pour satisfaire raisonnable-ment aux exigences du programme que nous nousétions tracé, sans nous exposer à perdre des détailsnécessaires ou à détailler hypothétiquement desparties peu connues.

Échelle et détailsde ce plan.

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